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Ateliers État des connaissances

Ce type d’atelier, d’une durée de deux heures, vous convie à rencontrer des chercheurs qui vous livreront leurs résultats de recherche appliquée à vos considérations cliniques.

Vous serez ainsi mieux informés sur l’état des connaissances dans différents domaines. La synthèse qui vous sera présentée vous évitera peut-être des heures et des heures de lecture!

Ateliers État des connaissances – Vendredi

VAM-08 – Quelle psychologie pour les familles en détresse sociale?
Photo Carl LacharitéDr Carl Lacharité, psychologue

Cet atelier est complet. Aucune autre inscription ne sera acceptée.

Les psychologues œuvrant dans le réseau public de services sont souvent appelés à intervenir auprès d’enfants ou d’adultes qui vivent des situations familiales complexes. Certains secteurs de services se « spécialisent » dans la réponse à de telles situations : protection de la jeunesse, violence conjugale, interventions préventives auprès de familles vivant en contexte de pauvreté. Par contre, les psychologues œuvrant dans d’autres secteurs (scolaire, toxicomanie, santé mentale, etc.) peuvent aussi être appelés à intervenir auprès de personnes issues de familles qui affrontent une diversité de défi s qui dépassent leur mandat spécifique. Dans ces contextes de vulnérabilité sociale, quel est l’apport de la psychologie et le rôle du psychologue dans la réponse aux besoins des personnes ? L’objectif de l’atelier sera de présenter un bilan des connaissances à propos de la coordination et de l’intégration des services autour des personnes issues de familles en grande détresse. Ce bilan mettra en relief la nécessité d’établir une réponse interdisciplinaire cohérente autour de ces familles, réponse qui pose cependant des défi s importants. Ce qui est en jeu est la capacité des psychologues à inventer, individuellement et collectivement, une psychologie en constant dialogue avec des domaines de connaissances tels que la sociologie, l’anthropologie, l’éthique, la linguistique, la neurologie, etc.

Le formateur

Dr Lacharité est psychologue de l’enfant et de la famille depuis 1985. Ses travaux sur la maltraitance, en particulier sur la négligence envers les enfants, sont reconnus internationalement. Il s’intéresse aussi à l’expérience parentale et à l’exercice des responsabilités parentales dans des conditions de vulnérabilité sociale.

Formateur associé

Dr Jean-Pierre Gagnier, psychologue

VAM-09 – La thérapie cognitivo-comportementale de l'insomnie
Photo Charles MorinDr Charles Morin, psychologue

Cet atelier est complet. Aucune autre inscription ne sera acceptée.

L’insomnie est un problème très répandu en pratique clinique, soit à titre de motif principal de consultation ou, plus fréquemment, comme plainte associée à un autre trouble psychologique. Les diffi cultés de sommeil ont des répercussions néfastes sur la qualité de vie de l’individu et engendrent des risques accrus de développer d’autres troubles comme la dépression majeure. Non traitées, les diffi cultés de sommeil peuvent même accentuer les risques de rechute à la suite du traitement de ces autres troubles psychologiques. Bien que la prise en charge de première ligne repose principalement sur la pharmacothérapie, la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) offre une option thérapeutique efficace et souvent plus acceptable pour le patient que la médication. Cet atelier fera le point sur l’efficacité et l’utilité clinique de la TCC de l’insomnie et mettra en perspective ses effets à court et à long terme ainsi que ses avantages et ses limites relativement à la pharmacothérapie. Après un survol de ses bases conceptuelles, un sommaire des données probantes à l’appui de la TCC sera présenté avec une attention particulière aux études cliniques menées auprès de patients avec insomnie comorbide à d’autres troubles psychologiques ou médicaux. On discutera également de l’approche combinant TCC et médication, de ses indications, bénéfices et limites. En guise de conclusion, nous discuterons de quelques aspects pratiques reliés à l’implantation de la TCC et de méthodes novatrices pouvant faciliter son utilisation en pratique clinique.

Le formateur

Dr Charles Morin est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les troubles du sommeil et dirige un programme de recherche évaluative sur les approches thérapeutiques de l’insomnie. Il a publié de nombreux livres et articles, dont le livre de vulgarisation Vaincre les ennemis du sommeil. Il siège au groupe de travail de l’Association américaine de psychiatrie qui révise les critères diagnostiques des troubles du sommeil pour la 5e édition du DSM. Il est également rédacteur en chef adjoint des revues Sleep et Behavioral Sleep Medicine en plus de faire partie du comité de rédaction de plusieurs autres revues scientifiques.

VAM-10 – Intervention fondée sur l'attachement auprès de parents maltraitants et leurs enfants
Photo Ellen MossMme Ellen Moss, professeure en psychologie

Cet atelier est complet. Aucune autre inscription ne sera acceptée.

Dans cette présentation, les concepts et méthodes thérapeutiques liés à l’intervention en attachement et leur efficacité seront présentés. Ces connaissances sont cruciales pour les administrateurs et les cliniciens qui interviennent quotidiennement avec cette population. Il est bien documenté que les enfants issus de contextes à risques tels que la maltraitance auront plus de chances de développer des problèmes socio-émotionnels et cognitifs qui affecteront leur développement ultérieur. La théorie de l’attachement offre un cadre théorique solide pour mieux comprendre les facteurs de risque et de protection impliqués dans le développement de ces enfants, et cette théorie a guidé le développement et l’évaluation de nombreux programmes d’intervention pour les enfants maltraités et leurs donneurs de soins. Actuellement, plusieurs de ces programmes sont adoptés par les intervenants travaillant avec cette population.

La formatrice

Ellen Moss est professeure titulaire au Département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal. Elle est aussi directrice du Centre d’étude sur l’attachement et la famille, un centre de recherche composé de professeurs et d’étudiants doctoraux et postdoctoraux. Présentement, le Centre mène des études longitudinales sur les effets développementaux associés aux relations d’attachement parent-enfant ainsi que des études cliniques évaluant l’efficacité de programmes d’intervention basés sur la théorie de l’attachement pour les enfants maltraités et leurs familles.

Ateliers État des connaissances – Samedi

SAM-08 – Facteurs de risques psychologiques pour la douleur et l'incapacité : dépistage et intervention
Photo Michael SullivanDr Michael Sullivan, psychologue

Cet atelier est complet. Aucune autre inscription ne sera acceptée.

Des recherches récentes ont souligné l’importance des facteurs psychologiques dans l’expérience de la douleur et de l’incapacité. Il y a aussi des résultats de la recherche qui suggèrent que certains facteurs psychologiques pourraient jouer un rôle dans la transition de la douleur aiguë à la douleur chronique. Il est de plus en plus clair qu’il y a un besoin urgent d’un système de dépistage précoce et d’intervention qui cible les facteurs de risque psychologiques liés à la douleur. Cet atelier aura comme comme objectif de résumer les résultats d’études récentes portant sur le rôle des facteurs psychologiques dans l’expérience de la douleur et l’incapacité. L’atelier décrira les méthodes de dépistage des facteurs de risque psychologiques liés à la douleur et discutera des techniques d’intervention qui pourraient être utiles dans la réduction du risque de chronicité après l’apparition d’un état de douleur.

Le formateur

Dr Sullivan est professeur de psychologie, de médecine et de neurologie à l’Université McGill. Son domaine de spécialisation est la psychologie de la douleur et de l’incapacité. Il est titulaire d’une chaire de recherche du Canada en santé comportementale.

SAM-09 – L'importance du psychothérapeute dans toute psychothérapie
Photo Conrad LecomteDr Conrad Lecomte, psychologue

Cet atelier est complet. Aucune autre inscription ne sera acceptée.

À la suite de cet atelier, le participant connaîtra l’état de la recherche portant sur le facteur le plus explicatif de l’efficacité thérapeutique : le psychothérapeute. L’atelier présentera aussi les implications qui découlent de la recherche et qui sont susceptibles d’améliorer sa pratique. L’atelier aura pour objectif d’apprendre à connaître : les facteurs expliquant que la variabilité des résultats obtenus avec des patients est davantage liée aux différences entre les psychothérapeutes qu’aux techniques et aux traitements utilisés; ce qui distingue un psychothérapeute efficace d’un thérapeute moins efficace; les moments et les situations difficiles dans toute psychothérapie qui posent problème à la majorité des psychothérapeutes; les effets négatifs en psychothérapie qui sont liés au psychothérapeute; des pistes et des instruments pour améliorer sa pratique et son efficacité.

Le formateur

Dr Lecomte est professeur en psychologie clinique à l’Université de Montréal et aussi professeur associé à l’Université du Québec à Montréal et à l’université Paris 8. Ses principales recherches portent sur les facteurs explicatifs de l’efficacité thérapeutique et sur la formation et la supervision clinique. Il est l’auteur de plusieurs publications. Superviseur clinique en milieux hospitalier et carcéral ainsi que dans les centres jeunesse, il est par ailleurs formateur à la supervision clinique.

SAM-10 – La thérapie du doute : nouvelle perspective sur le trouble obsessionnel-compulsif
Photo Kieron O'ConnorDr Kieron O'Connor, psychologue

Cet atelier est complet. Aucune autre inscription ne sera acceptée.

L’atelier fera le point sur le développement d’une nouvelle approche pour traiter le trouble obsessionnel-compulsif (TOC) et ses désordres associés. Nos recherches démontrent que le doute obsessionnel est généré par un processus de raisonnement. Ce raisonnement implique un processus nommé « raisonnement inverse » amenant la personne à prioriser les possibilités imaginées au détriment de la réalité. Par exemple, une personne constate que tout est correct, mais elle va accorder la priorité au doute. Plus la personne s’investit dans le doute, plus elle va douter et croire que celui-ci est réel. Ainsi, la personne se dissocie de la réalité. Cette dissociation est un élément-clé pour comprendre la persistance du TOC. La thérapie cognitive cible le doute obsessionnel dès le début du traitement et permet la réduction de l’anxiété, des neutralisations et des croyances obsessionnelles. Les résultats d’un essai clinique démontrent l’efficacité de cette « thérapie du doute » pour tous les sous-types du TOC et aussi lorsqu’il y a surinvestissement des idées obsessionnelles.

Le formateur

Dr O’Connor est chercheur titulaire au Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine et au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal. Il est aussi professeur associé au Département de psychoéducation et de psychologie de l’Université du Québec en Outaouais. Dr O’Connor dirige une équipe multidisciplinaire de recherche sur les aspects cliniques, neurobéhavioraux et psychosociaux des troubles impulsifs et compulsifs.

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