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EXCLUSIVITÉ WEB - Distinguer la saine fatigue associée à l’entraînement de la fatigue due au surentraînement, à l’épuisement sportif, au déficit énergétique relatif au sport et à un problème de santé mentale

EXCLUSIVITÉ WEB - Distinguer la saine fatigue associée à l’entraînement de la fatigue due au surentraînement, à l’épuisement sportif, au déficit énergétique relatif au sport et à un problème de santé mentale

Dre Amélie Soulard, psychologue

Consultante en préparation mentale à l’Institut national du sport du Québec, elle est professeure-associée à la Faculté des sciences de l’activité physique de l’Université de Sherbrooke et achève un postdoctorat au Centre RBC d’expertise en santé mentale.

Dre Daphné Laurin-Landry, psychologue

Docteure en psychologie et en sciences et techniques des activités physiques et sportives, elle est spécialisée en sport et en santé mentale et consultante en préparation mentale à l’INSQ, auprès de différentes équipes universitaires et en bureau privé.

Myriam Paquette

Physiologiste de l’exercice à l’Institut national du sport du Québec, elle poursuit des recherches sur l’optimisation de l’entraînement en kayak de vitesse dans le cadre de son doctorat en kinésiologie, physiologie de l’exercice à l’Université Laval.

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mars 2020

L’expérience de la fatigue fait partie intégrante du quotidien de l’athlète. Celle-ci peut être saine et désirée ou physiquement et psychologiquement néfaste. Dès lors, le psychologue recevant des athlètes rapportant de la fatigue se doit d’ouvrir son champ d’évaluation pour comprendre l’origine de la fatigue vécue, et ce, d’autant plus qu’il apparaît parfois difficile pour les athlètes de distinguer la fatigue physique de la fatigue due à un trouble psychopathologique (Gulliver, Griffiths et Christensen, 2012). Le psychologue doit donc se poser les questions suivantes : est-ce une fatigue désirée faisant partie du protocole d’entraînement de l’athlète? Est-ce le symptôme d’un déséquilibre entre la charge d’entraînement et la capacité de récupération de l’athlète, d’un état d’épuisement, d’un déficit énergétique relatif au sport ou d’un trouble psychopathologique? Les réponses à ces questions détermineront le plan de traitement à mettre en place pour aider l’athlète. Le présent article a pour objectif de présenter ces différents concepts de la psychologie du sport pour aider l’élargissement du champ d’évaluation du psychologue clinicien.

De la fatigue d’entraînement saine au surentraînement

Au jour J d’une compétition importante, un athlète doit exceller physiquement et mentalement. La gestion adéquate de l’énergie est donc un facteur crucial d’une bonne performance et une mauvaise planification de l’entraînement et du repos nécessaire peut coûter beaucoup plus qu’une médaille à l’athlète. La science de l’entraînement sportif repose sur l’équilibre délicat entre la surcharge de travail, en intensité ou en volume, et la récupération du sportif : c’est le principe de surcompensation. L’entraînement induit une diminution transitoire de la forme physique ou de la performance de l’athlète; c’est l’état de fatigue. Si la surcharge est adaptée et le repos suffisant, dans les heures ou les jours suivant la séance d’entraînement, il y aura récupération, c’est-à-dire une dissipation de la fatigue, puis adaptation provoquant ainsi une élévation du niveau de forme de l’athlète et une amélioration de ses performances.

Pour qu’il y ait progression, l’entraînement doit générer de la fatigue. Chaque semaine, les athlètes font donc face à la fatigue aiguë, soit celle engendrée par un entraînement difficile, qui se dissipe en un ou quelques jours. Lors de périodes d’entraînement intensives ou de périodes de surcharge bien planifiées, les athlètes feront parfois face à l’état de dépassement, qui découle d’une surcharge maintenue pendant plusieurs jours ou semaines et qui engendre une diminution temporaire du niveau de performance, nécessitant ainsi une récupération de plus longue durée (plusieurs jours ou quelques semaines) avant que les adaptations ne se concrétisent. Mais si cette surcharge est maintenue trop longtemps, ou si la récupération est sous optimale, alors l’athlète se dirige vers le dépassement non fonctionnel, puis éventuellement vers le surentraînement.

Le surentraînement se produit lorsqu’il y a participation à des quantités excessives d’entraînement qui sont près ou qui dépassent la capacité maximale de l’athlète (Weinberg et Gould, 2018), entraînant ainsi une accumulation de fatigue pouvant diminuer la performance à long terme et nécessiter une période de récupération de plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant que le niveau de performance ne soit restauré. Le surentraînement est donc causé par un déséquilibre entre la charge d’entraînement et la récupération (Bourdon et coll., 2017). Le symptôme central dans le phénomène de surentraînement est la fatigue persistante et la difficulté à récupérer. Les courbatures perdurent et l’athlète a le sentiment de ne pas être en bonne forme physique, ayant même l’impression de vivre des symptômes s’apparentant à une mononucléose. Une diminution inexpliquée de la performance, une fatigue persistante, des troubles du sommeil, une altération de l’humeur, des perturbations de l’appétit, de l’agitation ou de l’irritabilité, une baisse de motivation et différents autres symptômes physiologiques (Budgett, 1998; Purvis, Gonsalves et Deuster, 2010; Morin, Ahmaïdi et Leprêtre, 2014) sont tous des « signaux d’alarme » indiquant que l’athlète est possiblement en surentraînement. Certains symptômes physiologiques apparaissent avant que l’athlète n’atteigne l’état de surentraînement et peuvent donc alerter l’entraîneur et l’équipe de soutien, par exemple : l’augmentation de la perception d’effort et la réduction de la fréquence cardiaque pour un effort donné, l’accélération de la récupération de la fréquence cardiaque à la suite d’un effort, l’augmentation du temps de réaction, des altérations de la fréquence cardiaque de repos ou de la variabilité cardiaque (Thorpe, Atkinson, Durst et Gergson, 2017).

Afin de prévenir un surentraînement, les entraîneurs et les athlètes doivent éviter les erreurs suivantes : une augmentation trop rapide de la charge d’entraînement, une monotonie trop élevée à l’entraînement (par exemple une variation insuffisante de la charge d’une séance à l’autre), l’absence de périodes d’allègement de la charge dans le plan d’entraînement, le non-respect du plan d’entraînement par les athlètes, un trop grand nombre de compétitions et l’exposition à des stress environnementaux (par exemple l’altitude et la chaleur élevée). Il est donc important que les athlètes tirent profit d’une charge d’entraînement appropriée tout comme d’une récupération en adéquation avec la charge encourue. Le repos et le sommeil constituent les principales méthodes de récupération. Par exemple, il est recommandé aux athlètes de prendre une journée de repos passif par semaine et de s’assurer que leur horaire d’entraînement et d’études ou de travail n’entre pas en conflit avec leurs besoins de sommeil.

En somme, si le psychologue suspecte un surentraînement, il est important qu’il conseille à l’athlète de consulter un médecin qui pourra confirmer ou écarter cette question. De plus, le psychologue peut questionner l’athlète sur sa perception de la charge d’entraînement et sur son niveau de fatigue, de motivation et de sommeil, ce qui permettra de déceler les premiers signes d’accumulation excessive de fatigue. L’exploration de la conciliation sport-vie personnelle-études est aussi pertinente puisque le stress vécu à l’extérieur du milieu d’entraînement (par exemple lors d’une semaine d’examens) peut également s’additionner au stress physique créé par la charge d’entraînement, ou encore avoir une incidence sur la qualité de la récupération. En considérant tous ces aspects, le psychologue pourra avoir une vision plus contextualisée de la problématique de fatigue de l’athlète et ainsi l’accompagner dans la résolution de son surentraînement.

Le déficit énergétique relatif au sport

La dépense énergétique des athlètes étant grande, ceux-ci sont davantage à risque de souffrir d’un déséquilibre entre leur dépense énergétique et leurs apports nutritionnels. Cet enjeu est appelé le « déficit énergétique relatif au sport » et l’abréviation en anglais est « RED-S » (Mountjoy et coll., 2014); anciennement, l’enjeu était connu sous le terme « triade de l’athlète féminine », mais il touche autant les hommes que les femmes. Sa cause première est une faible disponibilité énergétique; autrement dit, l’énergie qui reste après la pratique d’une activité physique est insuffisante pour couvrir les dépenses nécessaires au maintien de la santé et des fonctions de base de l’organisme (Nowak, Ziltener et Bonfanti, 2016).

Ce déficit peut être dû à un manque d’apports en énergie (lui-même dû à un régime, à des restrictions, à des vomissements ou encore à une baisse des hormones thyroïdiennes), à une augmentation des dépenses énergétiques (en raison du sport, des activités de la vie quotidienne, de préoccupations ou de stress), ou à une combinaison des deux. Puisque les symptômes du déficit énergétique relatif au sport s’apparentent à ceux du surentraînement (fatigue chronique, baisse de performance, troubles du sommeil, etc.) et que les conséquences sur la santé de l’athlète peuvent être sérieuses, l’athlète en situation de fatigue devrait consulter rapidement un médecin ou un nutritionniste. En effet, un bilan sanguin permettra notamment de vérifier le ratio de certaines hormones et d’éliminer des questions nutritionnelles qui ont, elles aussi, la fatigue comme symptôme principal, telles que l’anémie ferriprive (Dupont, 2017) ou la carence en vitamine B12 (Hermann, Obeid, Scharhag, Kindermann et Hermann, 2005).

L’épuisement psychologique de l’athlète

L’épuisement psychologique du sportif est un autre trouble de l’investissement dans la pratique sportive (Décamps, Mette, Dominguez et Rascle, 2011). Celui-ci peut être une conséquence du surentraînement, mais il peut aussi survenir en l’absence de signes de surentraînement. L’épuisement, dans le langage populaire des athlètes, c’est une « écœurantite aiguë » du mode de vie du sportif compétitif. Celui-ci survient lorsque d’autres sources de stress, externes (dues à des événements, à des situations, etc.) ou internes (dues à des préoccupations, à des pressions, etc.), s’ajoutent à l’entraînement. Selon Smith, Hill et Hall (2018), l’épuisement se manifeste par une diminution du sentiment d’accomplissement, un épuisement physique et émotionnel et une dévalorisation de soi et du sport. Parmi les causes les plus fréquentes d’épuisement sportif, on dénote une mauvaise gestion du stress, une orientation motivationnelle vers les résultats et les enjeux compétitifs, une tendance au perfectionnisme, des conflits ou un climat tendu à l’entraînement ou à la maison, des attentes irréalistes de la part des entraîneurs ou des parents, des difficultés à concilier sport, travail, études et vie personnelle, une identité uniquement athlétique et une spécialisation sportive précoce (Smith, Hill et Hall, 2018).

Tout comme dans le cas de l’épuisement professionnel conceptualisé par Maslach et Jackson (1984), l’athlète en état d’épuisement fait l’expérience d’une fatigue importante, d’une dépersonnalisation et d’une baisse du sentiment d’accomplissement (Readeke, 1997). Il en résulte une dévalorisation importante, un sentiment de ne pas réussir à la hauteur des efforts engagés, un affaiblissement du sentiment d’efficacité personnelle et de la confiance en soi, une apathie marquée et une perte de satisfaction envers son sport et parfois envers la vie en général. Les athlètes et leurs proches ont alors l’impression qu’ils font une dépression.

La différence entre le surentraînement, l’épuisement et un trouble psychopathologique repose sur de minimes différences. La perte d’intérêt envers le sport entraîne souvent un isolement considérable par le retrait et l’évitement de la situation sportive; cela constitue un paramètre discriminant le syndrome de surentraînement de l’épuisement sportif (Raedeke et Smith, 2001). On remarque en effet que la personne surentraînée cherche à maintenir son investissement dans la pratique sportive alors qu’elle devrait le diminuer pour mieux récupérer, alors que la personne épuisée s’isole et se retire de la pratique de son sport, allant même jusqu’à l’abandonner (Décamps et coll., 2011; Raedeke, 1997; Raedeke et Smith, 2001). Chez certains athlètes, le fait même de penser à devoir aller s’entraîner génère une anxiété importante. Dans ce cas, l’épuisement est relié à un contexte précis (par exemple la pratique sportive) et les symptômes ne sont pas transversaux dans les autres sphères de vie de l’athlète. C’est le contraire lorsqu’un athlète est aux prises avec des troubles psychopathologiques. Un athlète déprimé rapportera une fatigue généralisée et une humeur déprimée au-delà du contexte sportif. Il demeure que l’épuisement sportif peut ressembler au trouble d’adaptation avec humeur anxieuse ou dépressive et, ici, le jugement du clinicien sera important pour aider l’athlète dans sa décision de poursuivre, de mettre en pause ou d’arrêter son sport ainsi que pour le soutenir afin qu’il retrouve sa confiance, sa motivation, son équilibre et son sentiment de contrôle.

Et les problèmes de santé mentale dans tout cela?

Le surentraînement, l’épuisement et le déficit énergétique relatif au sport partagent plusieurs symptômes similaires à ceux de diverses problématiques psychopathologiques, dont la dépression. Ce constat est appuyé par le consensus du Comité international olympique (CIO) sur la santé mentale des athlètes d’élite (Reardon et coll., 2019), qui reconnaît que les symptômes de fatigue et d’insomnie sont présents tant en cas de dépression majeure que de surentraînement et que les deux problèmes doivent être considérés dans la conceptualisation de la problématique de l’athlète. Ainsi, le clinicien doit arriver à la fois à les différencier et à comprendre leur comorbidité. Pour différencier, par exemple, la dépression du surentraînement, Schwenk (2000) propose que le surentraînement cause une dysfonction sur la performance athlétique alors que la dépression occasionnerait une dysfonction sur la performance sociale, cognitive et professionnelle. Dans un cas de comorbidité, l’athlète peut vivre simultanément un surentraînement et un épisode dépressif; ceux-ci occasionneraient des dysfonctions dans toutes les sphères de vie. Le travail thérapeutique du psychologue doit donc s’inscrire dans un plan multidisciplinaire et simultané avec les intervenants en milieu sportif afin d’offrir à la fois un traitement pour le surentraînement, l’épuisement, le déficit énergétique et le problème de santé mentale.

La meilleure pratique pour traiter la fatigue des athlètes : le travail multidisciplinaire

L’ensemble des problématiques présentées ici nécessite une intervention multidisciplinaire qui prend la forme d’un travail en équipe de soutien intégré dans le milieu sportif. Ces groupes sont généralement constitués d’entraîneurs, d’un physiologiste, d’un biomécanicien, d’un préparateur physique, d’un nutritionniste, d’un médecin, d’un physiothérapeute et d’un consultant en préparation mentale. Différents intervenants, par exemple un psychologue ou un neuropsychologue, peuvent être invités dans ces équipes pour les conseiller. Ensemble, les spécialistes s’assureront que la charge d’entraînement et adaptée à l’athlète en fonction des différents paramètres observés.

Le rôle du consultant en préparation mentale dans ces équipes de soutien est multiple. Il inclut l’utilisation de certains outils psychométriques, tels que le Profile of Mood States (POMS; McNair, Lorr et Doppleman, 1971), qui permet de surveiller la fluctuation de l’humeur selon la charge d’entraînement (Dupuy et coll., 2014), ou le REST-Q-Sport de Kallus et Kelmann (2001), qui permet de monitorer la fluctuation des facteurs de stress et des facteurs de récupération pendant trois jours. Grâce à ces outils psychométriques, il est possible de détecter un problème d’adaptation chez l’athlète et de déterminer des pistes d’interventions potentielles. Le consultant en préparation mentale ou le psychologue peuvent aider l’athlète à développer des habiletés mentales utiles pour prévenir l’épuisement, par exemple des stratégies efficaces de gestion du stress. L’athlète pourrait aussi développer une motivation intrinsèque et une orientation motivationnelle vers la tâche plutôt que vers les résultats. En effet, les types extrinsèques de motivation (régulation externe et introjetée) sont positivement corrélés avec les symptômes d’épuisement (Holmberg et Sheridan, 2013). On remarque ainsi que les athlètes qui tirent leur énergie de récompenses et d’autres régulations externes sont plus susceptibles de « subir » leur entraînement et de le trouver monotone. En conséquence, la fatigue s’installe et l’échec des stratégies d’autorégulation amène l’athlète à établir un locus de contrôle qui accélère le processus d’épuisement (Davis, Botterill et MacNeil, 2002). L’identification de ce qui procure du plaisir dans la pratique sportive est donc essentielle dans le suivi psychologique.

Quant à l’athlète, il doit s’engager à maintenir un équilibre de vie, une hygiène de sommeil et une alimentation adéquate. Ses stratégies de gestion du stress et sa manière de percevoir et d’aborder la compétition doivent être saines. En effet, il est possible pour l’athlète de vivre de la fatigue saine. La prévention reste la meilleure solution et elle passe notamment par le développement de facteurs de protection et la mise en place de stratégies de récupération personnalisée. La durée et la qualité de la récupération doivent être minutieusement planifiées (Lemyre, Treasure et Roberts, 2006; Renzland et Eberspächer, 1988) et inclure des comportements de récupération passifs (sommeil, nutrition, hydratation, stretching, etc.) et d’autres plus proactifs (contacts sociaux, méditation, relaxation, etc.) (Hausswirth et Mujika, 2013).

Pour conclure, l’acquisition de connaissances en psychologie du sport et l’évaluation élargie du psychologue clinicien sont vitales pour aider à rétablir le bien-être des athlètes, mais également pour soutenir la réalisation de performances exceptionnelles. Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec l’Institut national du sport du Québec ou avec un centre régional d’entraînement multisport qui pourront vous donner les coordonnées de professionnels pouvant vous aider à développer une pratique multidisciplinaire.

 

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