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La planification stratégique 2017-2020

La planification stratégique 2017-2020

Dre Christine Grou, psychologue | Présidente de l’Ordre des psychologues du Québec

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sept. 2017

Le 10 février 2017, le conseil d’administration de l’Ordre adoptait officiellement une planification stratégique qui se déploiera sur  un horizon de trois ans. 

Cette résolution concluait une démarche que j’avais entreprise plusieurs mois  auparavant avec les directeurs et le comité exécutif de l’Ordre pour bien connaître l’état de la situation. Après un exercice final de délibération au conseil d’administration, le document a été adopté et l’Ordre est maintenant doté d’un plan stratégique qui le guidera pour les prochaines années. 

 

Tout d’abord, une mission, une vision et des valeurs

La principale mission de l’Ordre est la protection du public. Pour ce faire, il s’assure de la qualité des services offerts par ses membres, favorise le développement de la profession et défend l’accessibilité aux services psychologiques.

Sa vision est tout aussi limpide : il vise à demeurer une référence pour son expertise et celle de ses membres en santé mentale et psychologique, en étant guidé par ses valeurs et dans l’intérêt de l’ensemble des citoyens. Les valeurs qui guident ses actions sont l’intégrité, la rigueur et le respect. 

Un plan, trois orientations, des objectifs et des moyens pour les atteindre

Le conseil d’administration a retenu trois orientations prioritaires autour desquelles s’articulent des objectifs. Pour traduire ceux-ci en actions, des moyens concrets sont mis en place.

1. Assurer au public une accessibilité compétente aux services psychologiques

Cette première orientation comprend deux objectifs, soit s’assurer de la qualité des services des psychologues et défendre l’accessibilité à leurs services. Maintenir et développer les compétences des psychologues et revoir les processus pour en assurer le contrôle sont deux des actions à mener pour atteindre ces objectifs. Parmi les moyens de donner corps à ces actions se trouve une révision, que nous avons déjà entreprise, de nos processus d’inspection et des obligations relatives à la formation continue obligatoire en psychothérapie. Nous avons également procédé à la mise en ligne d’une dizaine de formations afin d’en faciliter l’accès pour les psychologues travaillant en région ou ayant un horaire de travail chargé ou peu flexible.

D’autres actions permettront l’atteinte de ces deux objectifs, par exemple, s’assurer que les conditions d’exercice du psychologue respectent ses obligations dans tous les milieux, promouvoir la pertinence des services psychologiques et en favoriser l’universalité. Parmi les moyens pour y arriver, il y a les représentations faites par l’Ordre auprès de l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux et auprès d’autres instances sur l’importance de l’accessibilité gratuite à la psychothérapie pour toute personne souffrant de trouble mental, peu importe son âge.

L’Ordre défend aussi la diversité des approches psychothérapeutiques reconnues, tout comme la flexibilité quant au nombre de séances nécessaires et la primauté du jugement du clinicien pour décider du meilleur traitement possible pour un client. Déposer un mémoire, comme il l’a fait auprès du Commissaire à la santé et au bien-être, compte également parmi les moyens dont dispose l’Ordre pour favoriser l’universalité des services psychologiques – psychothérapie, évaluation des troubles mentaux et des troubles neuropsychologiques.

L’Ordre peut également s’adresser aux responsables de l’application de règlements, comme il l’a fait avec la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail au sujet notamment des évaluations réservées aux psychologues, qui ne sont pas les mêmes que celles faites par des détenteurs de permis de psychothérapeute, ou encore avec la Société de l’assurance automobile du Québec pour, entre autres, remettre en question la nécessité d’obtenir une ordonnance médicale pour entreprendre un traitement en psychologie.

2. Positionner l’Ordre comme une organisation phare en santé mentale et psychologique

Il s’agit ici de favoriser la reconnaissance et le rayonnement de la profession aux fins de la protection du public. Les objectifs sont clairs : développer et maintenir une bonne visibilité auprès des différents publics, mettre de l’avant et diffuser l’expertise et la spécificité du psychologue et, finalement, assurer un positionnement stratégique auprès des instances décisionnelles. Les moyens pour y parvenir sont tout aussi clairs. L’Ordre doit participer activement aux colloques, panels, conférences et autres portant sur la santé mentale ou les enjeux sociétaux, il doit répondre aux consultations et aux invitations à comparaître en commission parlementaire sur les sujets présentant les mêmes enjeux, il doit poursuivre ses interventions publiques et médiatiques.

Ce sont là des moyens mis en œuvre de façon continue. Il suffit de penser au mémoire que nous avons déposé à la commission parlementaire sur la maltraitance des aînés et autres personnes vulnérables, qui insistait sur les effets insidieux et méconnus de la maltraitance psychologique et sur l’importance des conditions de pratique favorisant la bientraitance. Nous avons participé aux Journées de la santé mentale en 2016, au Colloque sur l’aide médicale à mourir en 2017. Nous travaillons sur le dossier de la réussite éducative et sur celui de la procréation assistée.

Nous avons mené à terme d’importants travaux interordres sur l’opérationnalisation de la définition légale de la psychothérapie pour permettre aux cliniciens de départager les interventions qui en sont de celles qui n’en sont pas. Je ne compte pas le nombre d’entrevues dans les médias au sujet de l’accessibilité aux services psychologiques limitée dans le réseau de la santé, de la confidentialité, du stress post-traumatique, des psychologues en milieu scolaire et des  soins en CHSLD.

3. Améliorer les mécanismes organisationnels et communicationnels de l’Ordre

Les objectifs plus spécifiques reliés à cette orientation relèvent beaucoup de l’adaptation de notre Ordre à la réforme législative du Code des professions, qui nous contraint à revoir nos règles de gouvernance pour nous conformer au nouveau cadre légal des ordres professionnels. Pour ce qui est des mécanismes communicationnels, pensons à notre nouveau site Web, à la plateforme permettant la mise en ligne de formations, au compte Facebook de l’Ordre, aux webinaires.

Je poursuis l’objectif de demeurer près des membres, ce qui passe par de nombreuses rencontres avec plusieurs d’entre vous, une présence et des échanges lors des congrès ou des colloques, comme celui de l’Association québécoise des neuropsychologues ou celui de l’Association québécoise des psychologues scolaires, tous deux tenus l’automne dernier. Plus récemment, je rencontrais des représentants de l’Association des psychologues du Québec, les psychologues de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys et ceux participant à un colloque sur la place du corps en psychothérapie.

Finalement, c’est avec enthousiasme que j’entreprends dès septembre une tournée pour vous rencontrer, pour vous écouter parler de votre réalité et pour vous raconter un peu celle de l’Ordre. 

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