Saut au contenu

Conseils aux parents en période de confinement

Imprimer Partager par courriel

La santé de mon enfant

Mon enfant est inquiet du virus et de la santé de ses proches

  • Les parents sont les mieux placés pour rassurer leur enfant. Vous pouvez le faire en paroles, mais aussi par des contacts physiques comme des câlins et des regards bienveillants. Dites-lui que vous serez là pour le protéger, quoi qu’il arrive. Lorsqu’il se sentira rassuré, votre enfant sera mieux en mesure de faire face à la situation.
  • Pour y arriver, on peut expliquer, dans des mots simples, comment se transmet ce virus et pourquoi on met en place des précautions pour protéger les personnes plus à risque, comme les aînés. Dans le cas actuel, on peut rappeler aux enfants des notions de base sur le virus, ses ressemblances avec la grippe, et le fait que ce sont surtout les gens fragiles qui risquent d’être très malades.
      



 
  • Il est préférable d’expliquer simplement la situation aux enfants. Aussi, afin d’éviter de leur communiquer votre propre peur, vous pouvez vous inspirer de l’article de Naître et grandir ou de la page web sur le coronavirus du gouvernement du Québec. Le document produit par Élise Gravel, auteure de bande dessinée, le document produit par Malaka Gharib (en anglais), auteure américaine de bandes dessinées, et le livre à télécharger Petit Covid devenu gigantesque, réalisé par Nathalie Parent, psychologue et Fabrice Boulanger, auteur et illustrateur, peuvent être des sources intéressantes.
  • Au besoin, utiliser des images ou des vidéos expliquant le fonctionnement du corps humain aux enfants (disponibles sur le web). Vous pouvez aussi utiliser des fables, des histoires, adaptées à l’âge de votre enfant. Il est aussi possible de leur suggérer de s’exprimer à travers le jeu (poupées, figurines, marionnettes, dessins, contes, etc.).
  • Si votre enfant s’inquiète parce qu’il connaît une personne infectée ou qui pourrait l’être, on peut lui dire que les médecins et tout le personnel des hôpitaux vont bien s’occuper d’elle.
  • Il est important de donner l’heure juste à votre enfant. En effet, il est préférable de ne pas lui mentir, et ce, parce qu’il a confiance en vous et que l’on veut préserver les liens. Dans vos explications, il est préférable de ne pas dramatiser la situation, ni de l’exagérer.
  • Limiter l’exposition de votre enfant aux médias, aux conversations entre adultes et évitez de lui transmettre vos propres inquiétudes. Il est aussi conseillé de ne pas aborder le sujet avec votre enfant, pour ne pas augmenter l’inquiétude inutilement, sauf s’il vous pose des questions.

Les apprentissages de mon enfant


Je crains pour l’année scolaire de mon enfant

  • Partager vos inquiétudes avec le professeur de votre enfant : les enseignants demeurent disponibles afin de discuter de vos préoccupations, même si les écoles sont fermées.
  • Déterminer, conjointement avec le professeur, et en impliquant votre enfant, un plan d’action afin qu’il puisse poursuivre ses apprentissages. Vous pouvez planifier des rencontres ponctuelles avec le professeur afin de faire un suivi de votre plan.
  • Si vous en ressentez le besoin, discutez avec votre enfant des meilleures façons de les motiver, d’adapter leur comportement, malgré les difficultés. Par exemple, utilisez le magasin à privilège (pas nécessairement matériels : se coucher 15 minutes plus tard, massage avant de dormir ou une histoire de plus, collation spéciale, 30 minutes d’un jeu choisi avec le parent, à acheter avec de l’argent de Monopoly gagné selon les tâches effectuées ou la gestion de la colère démontrée chaque jour.
  • Favoriser la souplesse et la créativité dans la mise en place d’une nouvelle routine qui inclura des heures consacrées aux travaux scolaires et aux loisirs, dont les activités physiques. Il est parfois possible de faire participer les enfants à l’organisation de cette routine afin qu’ils se sentent impliqués.
  • Il est approprié d’utiliser un calendrier familial placé à un endroit visible (sur le frigo), afin de bien établir les moments consacrés aux activités scolaires.

Mon enfant présente déjà des difficultés d’apprentissage, je suis vraiment inquiet qu’il perde ses acquis

  • Si un professionnel était impliqué auprès de votre enfant (orthophoniste, psychoéducateur, psychologue, etc.), n’hésitez pas à communiquer avec lui ; le soutien en vidéoconférence est encore possible pour de nombreux professionnels. La direction de votre école pourra vous informer des possibilités de communication.
  • Contacter le professeur de votre enfant afin qu’il vous suggère des activités (ludiques, sportives, scolaires) qui favorisent le maintien des acquis.
  • Partager vos inquiétudes avec le professeur de votre enfant : il pourra vous rassurer, notamment sur le fait que ceux-ci ne perdent pas leurs acquis si facilement. Par exemple, malgré les périodes de vacances estivales annuelles, ils n’oublient pas, au courant de l’été, ce qu’ils ont appris durant l’année scolaire.
  • Il est aussi possible d’offrir à votre enfant des occasions de pratiquer les habiletés de base essentielles, soit la lecture et l’écriture, et ce, de façon ludique. Par exemple, proposer la lecture de bandes dessinées ou lui demander de vous aider à écrire la liste d’épicerie. Pour pratiquer l’écriture, on peut suggérer de tenir un journal quotidien comprenant trois parties : ce que je retiens sur la situation, ce que j’ai fait dans ma journée, et comment je me sens. Cela peut permettre la mise en commun des sujets au moment des discussions, favoriser le partage des émotions, et même voir comment on pourrait faire mieux le lendemain.

Les émotions et les comportements de mon enfant


Mon enfant en a assez d’être à la maison et de ne pas voir ses amis

  • Faciliter les communications virtuelles avec les amis en utilisant le téléphone, FaceTime, Skype ou les médias sociaux.
  • Organiser des périodes de jeux et d’échanges virtuels en utilisant les technologies disponibles : les enfants sont souvent ravis de surpasser leurs parents en matière de nouvelles technologies.
  • Favoriser les contacts avec les grands-parents ou les autres membres de la famille élargie (cousins, oncles, tantes, etc.) : ils sont probablement dans la même situation et se sentent peut-être isolés. Les grands-parents seront particulièrement ravis de passer du temps avec leurs petits-enfants grâce aux médias sociaux; les jeunes se sentiront valorisés de montrer à leurs grands-parents comme les utiliser.
  • C’est le temps de demander à l’enfant d’utiliser son imagination et de suggérer de nouvelles activités à faire en famille (cuisiner, faire de la musique, jouer à des jeux de société, etc.).
  • Afin de diminuer l’ennui, il est aussi possible de partager certaines responsabilités avec vos enfants, comme les tâches ménagères. En plus d’un environnement propre, cela est bénéfique pour stimuler le sentiment de compétence de l’enfant, surtout si vous le félicitez pour le travail accompli.

Mon enfant est particulièrement turbulent, il pleure, il est irritable

  • Il faut se rappeler que les comportements problématiques peuvent se manifester de multiples façons, notamment par de l’agitation (contestation, crises de colère) ou un retour à un stade de développement déjà terminé (faire pipi au lit, se ronger les ongles, ne plus faire ses nuits, etc.). L’anxiété et les peurs de votre enfant peuvent aussi se traduire par des demandes incessantes (vouloir se faire prendre, poser de nombreuses questions) ou par des troubles physiques (maux de ventre, maux de tête, etc.). Il est normal que les enfants se sentent déstabilisés et qu’ils réagissent : c’est même bon signe de constater une réaction!
  • Il est rassurant de créer une routine de la semaine (du lundi au vendredi) qui inclut à la fois des périodes d’étude (travaux scolaires, lectures, activités d’enrichissement en français, mathématique, apprentissage d’une nouvelle langue, etc.), des activités sportives (marche, vélo, ou toute autre activité qui respecte les consignes de distanciation sociale) et des activités sociales (communication via les médias sociaux).
  • On peut parallèlement développer une routine différente pour les fins de semaine. Alors, on change les activités pour de longues promenades, davantage de jeux, des marathons de séries télé, etc. Dans le choix des activités ludiques, il est important que chaque membre de la famille puisse décider de certaines choses ou avoir son mot à dire.
  • Il est bénéfique d’accueillir les sentiments de l’enfant, ses pensées, ses questionnements. Il faut éviter de les banaliser et valider ce qu’il vit, tout en lui donnant de l’information adaptée à son niveau d’âge (i.e., je comprends que tu aies peur, mais, si nous respectons les règles d’hygiène et de distanciation sociale, il y a peu de chance qu’on attrape ce virus).
  • Inviter votre enfant à exprimer ses émotions, son ennui, ses frustrations, ses états d’âme, seul avec vous, de manière encadrée et limitée dans le temps. On peut prévoir un moment dans la journée pour aborder le sujet du virus avec les enfants et adolescents, mais il faut éviter que vos soirées familiales ne servent qu’à discuter de cela.
  • Éviter d’imposer des interdits auprès de vos enfants qui ne sont pas relatifs au contexte actuel de la pandémie (instaurer tout à coup de nouvelles règles en utilisant la situation actuelle comme prétexte).
  • Il est possible que les frères et sœurs réagissent différemment à la situation en fonction de leur âge et de leur sensibilité à l’anxiété. C’est normal : cela reflète la personnalité de chacun.

Mon enfant refuse de faire ses apprentissages

  • Maintenir une routine où des moments précis sont dévolus chaque jour aux apprentissages scolaires.
  • Pour y arriver, il peut être utile de répartir la journée en blocs : par exemple, le matin, l’après-midi et le soir. De plus, il est possible d’utiliser des supports visuels, tels un agenda ou un calendrier, que l’on place dans un endroit visible (sur le frigo) et où les moments dévolus aux apprentissages sont clairement indiqués.
  • Dans la routine quotidienne, toujours inclure des activités scolaires (lire, écrire), mais aussi des activités récréatives (dessiner, bricoler, chanter) et sportives (danser, sauter).
  • De cette façon, il est possible d’alterner entre les apprentissages et les activités amusantes et stimulantes, comme jouer à des jeux. Ne pas oublier de prendre régulièrement une bouffée d’air frais… en famille !
  • Offrir des encouragements à votre enfant lorsqu’il répond à vos attentes. Cela peut être des félicitations, des privilèges quant à des activités désirées, et non seulement des récompenses matérielles ou monétaires.

Mon enfant est agressif envers nous

  • Devant les conflits, tentez de garder votre calme et votre sang-froid : vos enfants apprennent par l’exemple et ils vous imiteront.
  • À l’exception des mesures de distanciation sociale, ainsi que des mesures concernant directement  la pandémie (le lavage des mains et tousser ou éternuer dans son coude), tentez de maintenir les mêmes directives qu’à l’habitude avec vos enfants. Expliquez toutes nouvelles règles de la maison (relativement à la pandémie) dans des mots appropriés à l’âge de l’enfant et en utilisant des images ou des photographies, au besoin. Il sera probablement nécessaire de répéter, car il est plus difficile d’acquérir de nouveaux comportements lorsqu’on est stressé ou anxieux.
  • Ne modifiez pas la façon dont vous appliquez la discipline : ne soyez pas moins sévère ou plus sévère qu’à votre habitude. Votre enfant a besoin de stabilité et ses comportements agressifs sont peut-être sa façon d’exprimer son anxiété ou son ennui.
  • Créer une routine et des habitudes qui vous permettent de composer à la fois avec vos obligations professionnelles et familiales (pauses pour préparer les repas des enfants à la maison, fermer son ordinateur après les heures de bureau, etc.). Si vous êtes mieux organisé, cela vous permettra de planifier des moments de plaisir avec vos enfants, ce qui pourra diminuer leur agressivité.
  • Si vous observez que les difficultés s’aggravent ou perdurent, il est possible d’obtenir de l’aide et de consulter un professionnel de la santé. De nombreux services sont encore disponibles par téléphone ou vidéoconférence.

Mon adolescent est difficile et hostile, il refuse de suivre les directives de distanciation sociale

  • Il est possible que votre adolescent se sente invincible, tout-puissant, spécial, ou pas du tout concerné par les directives générales. Il s’agit d’un sentiment normal à l’adolescence : face à la pandémie, cela peut l’amener à ne pas respecter les consignes d’isolement ou de distanciation sociale.
  • Si c’est le cas, il est important d’expliquer clairement et calmement que ce ne sont pas des consignes qui viennent de vous, ses parents, mais des autorités sanitaires du pays, et que ces consignes s’appliquent à tout le monde. On peut prendre le temps d’échanger pour expliquer pourquoi ces mesures sont essentielles en ce moment afin de protéger la santé des personnes vulnérables ou plus à risque. Vous pouvez en profiter pour écouter leurs émotions face aux mesures et à la situation, ce qui vous aidera à mieux comprendre leurs réactions.
  • Il est important de donner aux adolescents des informations justes et précises, provenant de sources journalistiques fiables. Afin de s’assurer qu’ils ont compris, il est parfois utile de valider, de leur demander d’expliquer ce qu’ils ont compris. Il n’est pas rare que des interprétations erronées surgissent, ce qui donne l’occasion aux parents de rectifier l’information.  
  • Aussi, il peut être utile d’écouter un bref bulletin de nouvelles avec eux, au besoin, et d’en discuter ensemble par la suite.
  • De plus, à l’adolescence, l’anxiété, l’insécurité et les peurs peuvent parfois se traduire par de l’irritabilité et de l’hostilité. Il est possible que votre adolescent, malgré son âge et sa maturité, soit inquiet et qu’il ait tout simplement besoin d’être rassuré, comme nous tous.
  • Les parents servent d’exemple. En ce sens, il est préférable d’éviter de faire semblant que tout va bien ou de minimiser la situation. Vous pouvez partager quelques-unes de vos inquiétudes et de vos vulnérabilités. À petite dose, cela pourra éventuellement permettre à votre adolescent de comprendre votre position, vos pensées, vos sentiments, et de sentir qu’il est normal pour lui de sentir parfois vulnérable et impuissant.
  • Les adolescents sont des êtres sociaux avant tout : les amis et les premières relations amoureuses sont extrêmement importants pour eux. Il est normal qu’ils ne choisissent pas de passer du temps avec leurs parents : ils recherchent l’indépendance et l’autonomie. Il est facile, de nos jours, de maintenir des contacts sociaux à travers la technologie. La période de crise actuelle n’est peut-être pas le bon moment pour restreindre les heures devant leur écran.
  • Aussi, il peut être utile de reconnaitre, comme parent, que l’on n’a pas réponse à tout, et des limites. Vous pouvez même demander à votre adolescent de trouver (en recherchant parmi des sources fiables), les réponses que vous n’avez pas aux questions qu’il vous pose.  
  • C’est possible que votre adolescent pense que la génération de ses parents est responsable de tous les maux de la terre, dont la pandémie. Ils vivent une période d’égocentrisme (où ils sont centrés sur eux-mêmes) : ils peuvent alors diriger leur colère envers les générations précédentes. Cependant, il est possible de canaliser cette colère vers des actions sociales. Ils peuvent se mobiliser plus facilement avec leurs pairs pour une cause commune, et être moins enthousiastes devant les idées de leurs parents… Lorsqu’on encourage leur autonomie, ils sont capables de former des groupes pour trouver des solutions, s’impliquer activement auprès de personnes vulnérables, dans leur famille ou  leur entourage (tout en respectant les règles d’hygiène). Au lieu de vouloir les convaincre que ce n’est pas de votre faute, plutôt leur demander ce qu’ils peuvent faire pour contribuer à la solution et encourager leurs efforts d’implication.

Et les parents dans tout ça?


Rester en contrôle

  • S’informer auprès de sources officielles et s’appuyer sur des faits, non des opinions, afin de relativiser la situation.
  • Éviter la surexposition aux médias, car un cerveau surexposé est plus inquiet. Limiter le temps d’écoute et de lecture des bulletins de nouvelles est une bonne stratégie pour prendre soin de soi.
  • Évitez de tourner les idées négatives et les scénarios pessimistes en boucle dans votre tête. Essayer de relativiser les évènements : il s’agit d’une situation difficile qui ne durera pas toujours.
  • Reprenez consciemment le contrôle de la situation, autant que faire se peut, car on sait que le sentiment d’impuissance cause beaucoup d’anxiété. Par exemple, il est possible de ressentir un sentiment de contrôle en appliquant des gestes de prévention de base comme se laver les mains fréquemment et pendant 20 secondes, tousser et éternuer dans son coude, ne pas mettre ses mains dans son visage, etc. Également, vous pourriez décider de vous impliquer dans des actions (aider à faire la liste d’épicerie pour une personne aînée ou organiser des divertissements à distance avec la famille élargie, etc.). Ce type d’actions génère souvent un sentiment d’accomplissement personnel. Elles peuvent se faire seul, mais aussi en collaboration avec votre partenaire ou vos enfants.

Un peu d’indulgence envers soi-même

  • Faire preuve d’autocompassion et d’indulgence envers soi-même et les autres. La situation est difficile pour tout le monde. Faites-vous confiance pour passer à travers, et concentrez-vous sur le moment présent.
  • Prenez des pauses et essayez de vous distraire, de vous changer les idées avec des petits plaisirs : une tasse de chocolat chaud, un court appel à un ami de longue date, un bon bain , etc.
  • Si vous ressentez plusieurs symptômes d’anxiété (cœur qui bat vite, étourdissements, peurs envahissantes, sensation de panique lorsque vous entendez parler du virus), de dépression (perte de plaisir, manque d’intérêt envers les activités que vous avez l’habitude d’apprécier) ou si vous consommez davantage d’alcool, de drogues ou de médicaments, pensez à consulter un professionnel de la santé pour vous aider à traverser ce moment difficile. Plusieurs services gratuits sont disponibles afin de vous aider (lien au site de l’OPQ).
  • Se rappeler qu’une mauvaise journée n’est pas nécessairement habituel.  

Me donner des moments pour moi

  • Prenez le temps de pratiquer des exercices de relaxation, de méditation, de yoga, de respiration et de pleine conscience. Même quelques minutes par jour peuvent faire une différence. De nombreuses applications en ligne ou pour téléphone intelligent sont disponibles et nous rappellent, à heures régulières, de nous lever de notre chaise, de nous étirer, de prendre une respiration profonde, etc.
  • Fixer des moments réguliers, quelques minutes à tous les jours, pour faire de l’exercice à la maison ou à l’extérieur (marche, vélo, course).
  • Des moments de solitude quotidiens peuvent s’avérer bénéfiques pour les parents. Alors, on explique aux enfants que, pour une période déterminée, ils devront s’occuper d’eux-mêmes (on peut aussi demander aux enfants plus âgés de prendre soin des plus jeunes, pour quelque temps). Ces moments de solitude peuvent être pris à tour de rôle par chacun des parents.

Ne pas tout prendre sur mes épaules

  • N’hésitez pas à demander de l’aide, à contacter vos amis, des membres de votre famille, des ressources communautaires ou des professionnels de la santé si vous vous sentez dépassés par la situation.
  • Vous n’êtes pas responsable de cette situation, ni des conséquences sur vos finances, votre travail, etc. La seule chose dont vous êtes responsable est d’orienter vos pensées dans la direction que vous souhaitez.
  • Il est possible de mettre en place des stratégies simples pour diminuer votre niveau de stress, comme l’exercice physique régulier ou les techniques de relaxation. Ces stratégies pourront avoir un impact positif auprès de votre partenaire et de vos enfants, ces derniers étant des éponges des émotions que vous éprouvez.

Ne pas cultiver la honte ou la culpabilité

  • Durant cette période plus difficile, on peut diminuer nos exigences personnelles et nos ambitions de perfection. De plus, on peut choisir consciemment de faire de la santé mentale des membres de notre famille notre priorité, plutôt que l’atteinte d’autres objectifs, dont économiques ou matériels.
  • Se souvenir de s’accorder des plaisirs, de conserver du temps pour des activités de détente et des activités permettant de dépenser de l’énergie.
  • Aussi, choisir des activités familiales amusantes : jouer à des jeux de société, regarder des films ou des séries divertissantes avec d’autres plutôt que seul. Se rappeler qu’il est possible de sortir de cette période difficile avec des souvenirs positifs de certains moments agréables, et des liens plus solides qu’avant.

Ventiler virtuellement avec des amis

  • Il est essentiel de maintenir le contact avec la famille et les amis, à travers les réseaux sociaux, et de ne pas rester isolés.
  • Se rappeler que les sentiments de l’on vit sont souvent partagés par les autres : la majorité des personnes se sentent isolées et apprécieront les contacts initiés par les autres.

Se détendre et se divertir

  • Tentez de focaliser vos énergies et vos pensées vers des activités ou des projets que vous pouvez entreprendre et sur lesquels vous avez du contrôle (je ne peux pas contrôler comment la pandémie va évoluer, mais je peux contrôler comment je peux pendre soin de moi et de ma famille).
  • Planifier des activités divertissantes, comme on planifie les autres tâches moins plaisantes.
  • Choisir des activités gratifiantes, agréables, qui nous mettent en action, par exemple, aider une personne âgée ou à mobilité réduite à faire son épicerie.
  • Faire des choses que vous n’avez jamais le temps de faire et se donner le droit d’user de créativité (faire le ménage des garde-robes et se déguiser avec de vieux vêtements, regarder des albums de photos de famille avec son partenaire, etc.)

L’importance d’une bonne hygiène de vie, pour les parents d’abord

  • Conserver vos saines habitudes de vie : bien s’alimenter, bouger, sortir à l’extérieur et bien dormir.
  • Pratiquez une activité physique de manière régulière, selon un horaire établi, et qui vous permet d’évacuer votre stress et d’éliminer vos tensions.
  • Maintenir une routine qui respecte les consignes d’isolement, mais qui se rapproche de votre quotidien normal, particulièrement pour le sommeil et l’alimentation.
  • Si vous avez de la difficulté à dormir, limitez votre temps devant un écran au moins une heure avant de vous coucher et tentez de faire des exercices de relaxation ou de respiration. 
  • Favoriser un équilibre entre le télétravail et votre vie familiale : réservez des moments dédiés à l’un comme à l’autre.

Les tensions dans le couple

  • La communication ouverte et empathique est la chose la plus importante. Rappelez-vous que votre partenaire est aussi épuisé, exaspéré, frustré, et inquiet que vous. La compassion et le soutien moral mutuel sont de mise.
  • Prévoyez des moments de solitude, sans votre partenaire. La plupart d’entre nous ne sommes pas habitués à nous côtoyer avec une telle intensité. Une augmentation des contacts peut engendrer une augmentation des conflits : il s’agit d’une réaction normale, pas celle d’un couple en péril.
  • Étant donné que la situation de proximité accrue peut engendrer davantage de conflits, assurez-vous que tous les membres de votre famille respectent les espaces d’intimité de chacun dans la maison. Il est possible de délimiter des zones (endroits privés et endroits communs) ainsi que des moments (placer un horaire sur la porte de la salle de bain afin d’en circonscrire l’utilisation).
  • Déterminer et partager avec votre partenaire les stratégies mises en place pour effectuer votre télétravail, le cas échéant (entente avec mon employeur, aménagement des lieux, gestions des tâches quotidiennes). La communication claire de ces informations permettra de favoriser le respect des temps et des espaces de chacun.

Se rappeler l’essentiel

  • Se demander quel souvenir les enfants auront de la crise (en lien avec notre attitude, le climat familial, ce qu’ils retiendront de l’expérience). Se demander ce qui comptera dans 10 ans : terminer de force une page de mathématiques ou avoir appris comment se soulager d’une mauvaise journée?
  • Se rappeler que cette épopée aura une fin, que les crises nous permettent de découvrir de nouveaux territoires et de développer de nouvelles habiletés, de nous rassurer sur nos capacités d’adaptation.
  • Ne pas perdre de vue que d’enseigner à nos enfants comment prendre soin de leur santé mentale est le plus important des apprentissages.

 

Autres ressources pour les enfants et les adolescents

Imprimer Partager par courriel