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Pandémie de la COVID-19 : conseils psychologiques et informations au grand public

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La pandémie du coronavirus (COVID-19) mobilise toute la planète. Au Québec, les mesures gouvernementales pour freiner la propagation brisent votre routine et vos habitudes de vie, en plus de générer des grandes inquiétudes. Il ne faut toutefois pas oublier que ces mesures et directives visent à mieux protéger la population et garder à l'esprit que cet épisode, bien que souvent difficile, est temporaire. 


Cette page sera mise à jour régulièrement. 


 

 

Des émotions normales


Dans le contexte actuel, il est normal de ressentir :

  • La peur, le stress et l’anxiété : Face à une menace, la peur permet à l’être humain de mettre en place des actions pour se défendre. Cependant, quand l’anxiété devient trop forte, ces actions ne sont plus efficaces. L’imprévisibilité, la nouveauté de la situation et le sentiment de perte de contrôle entraînent inévitablement un stress important. 
     
  • La tristesse, la déprime et la solitude : En étant isolé, limité dans ses activités et éloigné de ses amis, collègues et proches, le quotidien peut devenir plus lourd et il est possible de ressentir de la déprime.

  • La frustration, la colère et l’irritabilité : L’isolement est frustrant et peut générer de la colère, d’autant que nombreux sont ceux qui sont confinés à la maison avec leurs enfants et privés d’activités et de contacts sociaux.


Quelques conseils pour mieux gérer cette crise


Voici quelques stratégies concrètes et conseils pratiques pour mieux faire face à cet événement : 

  • Se mettre en action (par exemple, aider une personne âgée en faisant son épicerie);

  • S’informer auprès de sources officielles, s’appuyer sur des faits afin de relativiser la situation;

  • Éviter la surexposition aux nouvelles et médias traitant de la COVID-19, car le cerveau surexposé est plus inquiet;

  • Conserver ou intégrer de saines habitudes de vie dans son quotidien (bien s’alimenter, bouger, sortir à l’extérieur, bien dormir);

  • Rester en contact avec les gens qui vous font du bien (par téléphone, Skype, Facetime, etc.);

  • Si vous avez de la difficulté à dormir, limitez votre temps devant un écran au moins une heure avant de vous coucher et tentez de faire des exercices de relaxation;

  • Créez une routine et variez vos activités autant que faire se peut : intellectuelles, physiques et divertissantes malgré les directives de confinement;

  • Pratiquer des exercices de relaxation, de méditation, de yoga, de respiration et de pleine conscience;

  • Participer à des séances de groupe de soutien en ligne

  • S’accorder des plaisirs, se détendre et s’amuser;

  • Faire preuve d’autocompassion et d’indulgence envers soi-même et les autres; 

  • Cultiver l’empathie et la bienveillance auprès de vos proches;

  • Jouer à des jeux de société, apprendre une nouvelle langue, faire de la lecture;

  • Plutôt que de n'écouter que des séries télé ou des films tristes ou violents, privilégier les séries télé ou les films divertissants;

  • Utiliser, dans la mesure du possible, les stratégies qui se sont avérées efficaces par le passé dans d'autres situations anxiogènes; 

  • Si vous êtes confinés en famille, tentez de vous réserver des moments en solitaire et afin de vous reposer, lorsque cela est possible;

  • Faire des choses que vous n’avez jamais le temps de faire (par exemple, ménage des garde-robes, classement des photos, des papiers et des vêtements, etc.)

La peur est contagieuse. Ainsi, le fait d’observer des gens acheter du papier hygiénique en grande quantité vous fera croire que l’approvisionnement en papier hygiénique risque de s’épuiser, ce qui vous fera vous précipiter pour en faire des réserves. Cette peur ne s’appuie actuellement sur aucun fondement.

Si vous sentez l’anxiété monter en vous, tentez de focaliser vos énergies et vos pensées vers des actions que vous pouvez entreprendre, sur lesquelles vous avez du contrôle. Évitez de tourner les idées négatives et les scénarios pessimistes en boucle dans votre tête. Prenez une pause et essayez de vous distraire.

Pour conserver des liens avec les aînés

  • Maintenir des liens grâce aux télécommunications (téléphone, Skype, Facetime etc.);

  • Appeler plus souvent qu’à l’habitude, prendre de leurs nouvelles et s’informer de leurs préoccupations;

  • Écouter, ne pas nier ou encore minimiser ce qu'ils ressentent et expriment; 

  • Partager des stratégies et conseils énumérés ci-haut pour les aider à mieux gérer cet événement; 

  • Échanger avec eux et aborder aussi une variété d'autres sujets;

  • Leur rappeler d'être bienveillants et d'avoir de la compassion envers eux-mêmes.    

Pour les enfants et les adolescents


Pour les personnes et les familles endeuillées

Où trouver de l’aide?


Si vous vous sentez en détresse, que vous avez perdu de l’intérêt pour vos activités préférées, que les ressources autour de vous sont insuffisantes, que vous avez de la difficulté à accomplir vos tâches quotidiennes et que vous éprouvez une grande fatigue, une aide professionnelle peut être nécessaire.

Pour consulter en bureau privé (à vos frais ou aux frais de vos assureurs)

Vous pouvez utiliser notre outil en ligne pour trouver de l’aide.

Les professionnels y sont répertoriés selon :

  • Les problématiques qu’ils traitent

  • Leur région de pratique

  • Les types de clientèles qu’ils servent.

Vous pouvez utiliser le mot-clé “coronavirus” pour trouver un professionnel en mesure de vous aider en lien avec votre anxiété. Lorsque la recherche sera effectuée, vous pouvez également filtrer les résultats en sélectionnant l’option “Psychologie à distance” sous la catégorie “Accessibilité”.

Pour consulter dans le réseau public de la santé

Vous devez communiquer directement avec l’institution où vous désirez consulter pour obtenir un rendez-vous. Les délais d’attente peuvent varier. Pour connaître l’établissement de santé où des services psychologiques sont offerts dans votre région, consultez le site Web du ministère de la Santé et des Services sociaux. Lors de la conférence de presse du 18 mars, la ministre de la Santé Danielle McCann recommandait aux usagers de joindre leurs professionnels en santé mentale par téléphone.

Vous consultez déjà?


Les bureaux des psychologues peuvent-ils demeurer ouverts?

Oui. La liste de services de soins de santé et de services sociaux prioritaires du gouvernement du Québec comprend les cabinets privés de psychologues.

Les psychologues peuvent voir leurs clients en personne. Compte tenu toutefois du contexte actuel de pandémie, la télépratique (psychologie à distance par Internet ou téléphone) devrait être favorisée.

Selon leur expertise et leur jugement professionnel, les psychologues sont en mesure de juger quelle est la meilleure modalité pour offrir le service dont le client a besoin.

Dans tous les cas où ils jugent qu’une rencontre en personne est préférable pour offrir le service, les psychologues doivent :

  • Questionner le client qu’il souhaite rencontrer en personne quant à la présence chez lui ou ses proches d’éventuels symptômes de la COVID-19;
  • S’assurer du volontariat du client, ou de son tuteur, à participer à une rencontre en personne en explicitant au client les raisons justifiant une telle rencontre et les risques qui y sont associés, de façon à s'acquitter de ses obligations en matière de consentement libre et éclairé;
  • Prendre toutes les mesures d’hygiène recommandées par la santé publique, avant, pendant et après les rencontres;
  • Convenir que le client peut refuser une rencontre en personne et déterminer conjointement avec lui les alternatives à considérer pour assurer la continuité du service ou la reprise de celui-ci ultérieurement.

Tout comme le client, le psychologue ne peut se voir obligé de rencontrer un client en personne. De plus, le client ou le psychologue qui présenterait des symptômes de la COVID-19 doit impérativement s’abstenir de toute séance en personne.

Puis-je consulter mon psychologue à distance (par webdiffusion ou par téléphone)?

Oui. Le psychologue peut en tout temps offrir des services psychologiques à distance au téléphone ou au moyen de plateforme de communication électronique. Dans le cadre d’une telle pratique, le psychologue doit appliquer les mêmes règles déontologiques qui s’appliquent à une pratique en face à face. Il revient au psychologue d’évaluer la faisabilité et l’opportunité d’une telle pratique en s’assurant que, des deux côtés, la confidentialité est adéquate.

Sans l’interdire, l’Ordre ne recommande pas l’utilisation de plateformes gratuites. L’Ordre recommande d’utiliser un réseau de webconférence privé payant. Sans prendre position sur le recours à une plateforme en particulier, ZOOM HEALTH CARE, REACTS et ON CALL HEALTH sont conformes aux lois provinciales ou fédérales en matière de protection des renseignements personnels. Notez que les médias ont rapporté que Zoom a récemment connu des failles de sécurité : la sécurité de cette plateforme est augmentée lorsque vous avez recours à un mot de passe, bloquez l’enregistrement des conversations et évitez le partage de documents. D’autres plateformes existent et le psychologue doit se renseigner sur leur niveau de sécurité et leur compatibilité avec les lois canadiennes. Il demeure toutefois qu’aucune plateforme Web n’assure une sécurité sans faille. 

Des frais me seront-ils exigés si j’annule ma séance?

Bien que le psychologue peut demander des frais au client, tel que le prévoit l’article 54 du Code de déontologie, l’Ordre des psychologues invite le psychologue à faire preuve de souplesse et de compréhension, étant donné le caractère exceptionnel de la situation qui prévaut actuellement.

Ressources de soutien

 

Autres outils et ressources

 
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