Saut au contenu

 

Cette page contient les communications concernant la pandémie de COVID-19 à l’intention des psychologues. 
 

 

Outils


Offre de formation

 

Trouvez les réponses à vos questions

Ouverture/fermeture des cliniques privées

Q. Les bureaux des psychologues demeurent-ils ouverts? plus
 

Oui.

Les psychologues peuvent voir leurs clients en personne ou en télépratique. Compte tenu du contexte actuel de pandémie, ils doivent opter pour la modalité qui favorise l’accessibilité, le suivi et la progression psychologique du client. La préférence du client au regard de la modalité devrait être prise en compte.

Concernant les rencontres en personne, les directives suivantes demeurent :

  • Questionner le client qu’il souhaite rencontrer en personne quant à la présence chez lui ou ses proches d’éventuels symptômes de la COVID-19;
  • S’assurer du volontariat du client, ou de son tuteur, à participer à une rencontre en personne en explicitant au client les raisons justifiant une telle rencontre et les risques qui y sont associés, de façon à s'acquitter de ses obligations en matière de consentement libre et éclairé;
  • Prendre toutes les mesures d’hygiène recommandées par la santé publique, avant, pendant et après les rencontres;
  • Convenir que le client peut refuser une rencontre en personne et déterminer conjointement avec lui les alternatives à considérer pour assurer la continuité du service ou la reprise de celui-ci ultérieurement.
Q. Quelles sont les conditions qui remettraient en question les rencontres en personne? plus

Tout comme le client, le psychologue ne peut se voir obligé de rencontrer un client en personne :

  • Si le client ou le psychologue qui présente des symptômes de la COVID-19;
  • Si le client ou le psychologue est en période de quarantaine (différentes causes);
  • Si le client ou le psychologue a une condition médicale à risque;
  • Si le client ou le psychologue fait partie de la population qui ne peut être déconfinée;
  • Si le psychologue ne peut assurer la distanciation physique dans son bureau et dans son environnement de travail.

Les membres doivent finalement suivre les directives de la santé publique disponibles aux pages Web suivantes :

 
Q. Si le client est dans l’impossibilité de recevoir des services en personne, est-ce qu’on peut lui offrir des services de télépsychologie? plus
 

Les services de télépsychologie peuvent être proposés.

Pour ce faire, les documents suivants doivent être consultés :

Le consentement aux services en télépratique est nécéssaires :

Q. Quelles sont les obligations professionnelles du psychologue qui se retrouve dans l’impossibilité d’offrir des services en personne? plus

Il peut offrir ses services en télépratique.

Si le client refuse les services de télépsychologie, s’il nécessite ou s’il exige des rencontres en personne, le psychologue doit lui expliquer qu’il est dans l’impossibilité de lui offrir ce service en personne.

Le psychologue s’entendra avec le client à propos des modalités de cessation des services et de la transition vers d’autres services. Il s’assurera que la cessation des services professionnels avec lui ne cause pas de tort et ne nuise pas aux progrès réalisés par le client.

Ainsi, il cherchera activement des services, des ressources ou des collègues en mesure d’assurer la continuité des services pour son client, dans un délai raisonnable.

 

Télépratique

Q. Quels sont les moyens et les bonnes pratiques pour offrir des services à distance?  plus

R. La présente information est diffusée dans le cadre des « questions et réponses » à l’intention des psychologues afin de favoriser au maximum la continuité des services psychologiques dans le cadre de la pandémie de la COVID-19.

Le psychologue peut en tout temps offrir des services psychologiques à distance au téléphone ou au moyen de plateforme de communication électronique. Dans le cadre d’une telle pratique, le psychologue doit appliquer les mêmes règles déontologiques qui s’appliquent à une pratique en face à face. Il revient au psychologue d’évaluer la faisabilité et l’opportunité de cette pratique en prenant tous les moyens mis à sa disposition pour favoriser la confidentialité.

Sur le plan de la sécurité informatique, l’Ordre a consulté le professeur Benoit Dupont qui est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en cybersécurité (Université de Montréal). Voici ce qui ressort de cette consultation :

  • De façon générale, les solutions ou logiciels offerts pour utilisation par le grand public n’offrent jamais de garantie absolue à l’égard de la sécurité et de l’intégrité de l’information qui y circule.
  • Les solutions offertes par de grandes organisations comme Microsoft ou Apple présentent moins de risques, étant donné la capacité de ces entreprises à réagir rapidement à une attaque ou à corriger une faille de sécurité.
  • L’utilisation des versions payantes des logiciels permet d’augmenter les possibilités de paramétrage et les options de sécurité disponibles, ce qui peut contribuer à réduire le risque lié à leur utilisation. Mais il faut néanmoins prendre le temps de se familiariser avec ces options et de les utiliser convenablement.
  • Les recommandations générales sur les méthodes et manières relatives à l’utilisation des outils disponibles sont les mêmes, peu importe le choix de la plateforme. Par exemple le fait de toujours utiliser un mot de passe pour intégrer une rencontre, devrait faire partie des bonnes pratiques.
  • Le cryptage des données est variable d’une plateforme à l’autre. Le niveau de cryptage peut réduire la qualité du son et de l’image générée par celles-ci.

Voici également quelques commentaires au sujet de différentes plateformes, qui sont toutes conformes aux lois provinciales ou fédérales en matière de protection des renseignements personnels :

  • Face Time de Apple : cette solution est considérée comme étant l'une des plus sécuritaires en ce moment, en raison de la taille de l’organisation et du soin qui celle-ci porte aux enjeux de confidentialité. Le cryptage est fait sur l’ensemble du signal, son et image en tout temps.
  • Teams de Microsoft (Skype for business): cette solution est également recommandée, en raison de la taille de l’organisation. La solution est très utilisée et le cryptage est suffisant.
  • ZOOM par Zoom Video Communications, Inc. : bien qu’il s’agisse d’une plus petite entreprise, ZOOM peut également être recommandée. Le cryptage semble un peu moins systématique que pour les deux plateformes précédentes. La version payante offre suffisamment d’options de sécurité pour assurer un niveau de confidentialité acceptable. La sécurité de cette plateforme est augmentée lorsque l’on a recours à un mot de passe, que l’on bloque l’enregistrement des conversations et que l’on évite d’y partager des documents. La qualité du son et de l’image est très intéressante, ce qui permet de réduire les risques de perte de la communication. Cela peut devenir un enjeu important dans un contexte de soins psychologiques.
  • Google Hangouts par Google : offre un niveau de sécurité comparable à Zoom.
  • Les plateformes REACTS, CLICPRO et ON CALL HEALTH sont également recommandées.
  • Messenger par Facebook est une plateforme qui devrait être évitée considérant le partage possible d’informations avec des entreprises commerciales. Ce partage pourrait entrainer l’apparition de publicités liées à des sujets abordés au cours des rencontres.

Enfin, il demeure qu’aucune plateforme n’assure une sécurité sans faille. La clientèle doit donc être informée des risques inhérents au recours à ces technologies et consentir à leur utilisation de façon éclairée (voir lien plus bas pour un modèle de consentement en télépratique).

Pour en savoir davantage nous vous invitons à consulter :


Q. Est-ce que je peux offrir des services à distance à des clients dont les honoraires sont payés en vertu d’entente avec la CNESST, l’IVAC et la SAAQ? plus

Les services en personne sont privilégiés. Par contre, ni la CNESST, ni IVAC, ni la SAAQ n’ont émis de directives indiquant qu’ils cesseraient le remboursement des honoraires professionnels en télépratique.

 
Q. Si j’ai été en contact avec un client atteint du COVID-19, dois-je en aviser mes autres clients et annuler mes rendez-vous? plus
 

R. Le psychologue doit aviser ses clients de la situation, tout en préservant le secret professionnel et indiquer qu’il est, ou pourrait être, vecteur du COVID-19. Il doit également cesser de voir immédiatement tout client en personne.

Q. Si le confinement est décrétée à la suite de l’apparition d’une seconde vague (un possible COVID-20), quelles sont les directives à propos de l’offre de services des psychologues pour leurs clients? plus
 

R. Les directives ressembleront à celles proposées au printemps 2020. L’Ordre des psychologues du Québec vous informera, et vous accompagnera tout au long de cette épreuve, si épreuve il y a.

 

Votre question ne se trouve pas dans cette liste? Écrivez-nous à communications@ordrepsy.qc.ca

 

Ressources supplémentaires

 

Si vous avez des symptômes, appelez sans frais au 1 877 644-4545 
ou visitez le Portail du gouvernement pour en savoir davantage.