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Deuil et impact des pertes de capacités physiques

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VPM15
14 h 00 à 17 h 00

Présentée par: Dre Johanne de Montigny, psychologue

L’annonce d’une maladie létale fait l’effet d’un coup de poing. Elle nous méduse ou, au contraire, nous fait dire à qui veut l’entendre : « Je ne veux pas mourir. » Nul n’est préparé à faire face à l’incertitude que soulève la trajectoire d’une maladie, encore moins à la perspective d’en mourir. Entre le diagnostic et la fin de vie, les projets basculent, l’identité vacille dans un corps harponné par la douleur, brisé par ses limitations, marqué par ses modifications ou par le vieillissement. Devant le cortège de deuils multiples et la détresse du malade qui s’ensuit, la présence du psychologue, son accompagnement et ses interventions sont essentiels pour venir en aide aux personnes propulsées vers l’impensable et interpellées par une cascade d’ajustements.

La sidération du malade, compensée par des mécanismes de défense comme la dissociation, la rêverie et l’humour, est tributaire de la peur de s’abandonner à la dure réalité (détériorations physiques et leurs représentations), d’être abandonné par les siens (avant de mourir), ou d’abandonner une vie qu’il tenait à peaufiner avant de la quitter (quête de sens).

À partir d’une longue expérience clinique en soins palliatifs et d’une recherche sur les apports psychologiques en soins palliatifs (Van Lander, 2015), cet atelier permettra de cibler la contribution du psychologue dans les milieux oncologiques et de soins de fin de vie, la nature des deuils consécutifs et les impacts sur ceux qui restent.

Objectifs

  • Saisir le lien entre la détonation psychique à l’annonce d’une maladie grave et la détresse qui s’ensuit;
  • reconnaître les principaux mécanismes de défense contre les pertes physiques et comprendre l’influence de leurs représentations;
  • contextualiser la quête de sens du malade à une étape où sa vie est menacée;
  • distinguer la portée des interventions psychologiques et ses limites dans un encadrement hors du commun regroupant le malade et ses proches.

Johanne De Montigny, psychologue
Après avoir travaillé pendant plus de 25 ans aux soins palliatifs, après avoir enseigné à titre de chargée de cours pendant plusieurs années à l’Université du Québec à Montréal et à l’Université de Montréal sur les thématiques de la perte soudaine ou annoncée, de l’épreuve de la maladie, du deuil et de la confrontation à la mort, la Dre de Montigny se consacre aujourd’hui à la pratique privée, aux conférences et à l’écriture.
Formation en psychothérapie
No de reconnaissance : RE01759-16
3 heures reconnues

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