Dre Karine Gauthier, psychologue – Bulletin de présentation

Bulletin de présentation | 
Candidature à la présidence

Dre Karine Gauthier, psychologue

CANDIDATE

Karine Gauthier, M.Ps., Ph.D., psychologue/neuropsychologue

POSTE CONVOITÉ

 

Présidence de l’Ordre des psychologues du Québec

ANNÉE D'ADMISSION
À L'ORDRE

2003

DIPLÔMES

  • Doctorat en psychologie (Ph.D.) – Université McGill, Montréal | 2009

  • Maîtrise en psychologie (M.Ps.) – Université Laval, Québec | 2002

DISTINCTIONS ET RECONNAISSANCES

  • Prix de la Société canadienne de psychologie;

  • Tableau d’honneur de la Doyenne, Université Laval;

  • Bourses :

    • Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), 2003-2005 (32 800 $);

    • Fonds de Recherche du Québec - Santé (FRSQ), 2002-2005 (60 000 $);

    • CRSNG, 2001-2003 (34 600 $);

    • McGill Major Fellowship, 2003-2006 (30 000 $);

    • Fonds pour la formation de chercheurs et l'aide à la recherche (FCAR), 2001-2003 (30 000 $);

    • Fonds d’assistanat à la maîtrise, Université Laval, 2001 (800 $).

EXPÉRIENCE ANTÉRIEURE DANS LA PROFESSION

Forte d’une expérience clinique de 23 ans comme psychologue et neuropsychologue en milieu hospitalier et en pratique privée, j’ai également occupé des fonctions de superviseure, formatrice, auteure, conférencière et cochercheuse.

Je suis cofondatrice de la Coalition des psychologues du réseau public québécois (CPRPQ), un organisme provincial engagé dans l’amélioration de l’accès aux services psychologiques dans les réseaux de la santé et de l’éducation, dont j’ai récemment quitté la présidence pour me consacrer pleinement à ma candidature à la présidence de l’Ordre.

À l’Hôpital de Montréal pour enfants, j’ai évolué au sein d’équipes interdisciplinaires (traumatologie, soins intensifs, fibrose kystique, etc.) et supervisé de nombreux étudiants au doctorat en psychologie. J'ai aussi offert des formations à des psychologues et publié, au Québec et en France, un ouvrage portant sur la santé mentale des enfants et des adolescents.

Au fil de ma pratique, j’ai accompagné des clientèles variées et collaboré étroitement avec plusieurs professionnels. Ces expériences m'ont permis de saisir pleinement l’importance de la contribution de chaque discipline, tout en affirmant la spécificité du rôle des psychologues. J’ai d’ailleurs rédigé une lettre ouverte à ce sujet, signée par des centaines de professionnels issus de différentes disciplines.

Cette capacité à défendre une expertise tout en travaillant en complémentarité avec les autres acteurs constitue un levier essentiel pour assurer la protection du public et la qualité des soins.

Reconnue pour mon leadership, mes compétences en gouvernance ainsi que mon expertise en représentation publique et gouvernementale, j’ai contribué à des avancées significatives pour la profession et la population :

  • Arrêt du délestage des psychologues durant la pandémie, assurant le maintien des services psychologiques à la population;

  • Majoration salariale différenciée dans le réseau public, favorisant la rétention;

  • Directive ministérielle pour ne pas limiter la durée des suivis en psychologie;

  • Mise en place du rôle de psychologue-répondant en première ligne.

J’ai participé à plusieurs centaines de rencontres avec des instances gouvernementales, notamment le Cabinet du premier ministre, le Conseil du trésor, le ministère de la Santé et des Services sociaux, le ministère de l’Éducation, le ministère du Travail, ainsi que des partis d’opposition et des hauts fonctionnaires.

J’ai contribué à des consultations sur des enjeux clés, dont la formation en psychologie et les conditions de pratique, et corédigé 13 mémoires soumis au gouvernement afin d’éclairer ses orientations et ses projets de loi (ex. PL15, PL67).

Depuis 2020, j’ai réalisé plus de 350 interventions médiatiques, dont plusieurs sur des plateformes nationales comme RDI, LCN, Global News, en français et en anglais. Ces prises de parole m’ont permis de vulgariser des concepts liés à la santé mentale, de défendre les services psychologiques offerts à la population et de renforcer le rayonnement de notre profession. J’ai également accompagné différents psychologues pour soutenir leur présence médiatique.

À travers ces engagements, j’ai développé une capacité reconnue à porter la voix de la profession, à influencer les décideurs et à contribuer à l’évolution des politiques publiques en matière de santé mentale, dans une perspective constante de protection du public.

Mon rôle de présidente d’un organisme à but non lucratif m’a permis de développer des compétences essentielles en gouvernance, notamment :

  • Gestion du stress et prise de décision sous pression;

  • Respect des lignes directrices adoptées par un conseil d’administration;

  • Élaboration de plans stratégiques.

Au fil de mon parcours, j’ai su conjuguer leadership et collaboration, tout en débattant d’idées divergentes avec rigueur et respect afin de dégager des consensus porteurs. Ma capacité à faire avancer des dossiers d’importance, dans des contextes souvent complexes, me positionne avantageusement pour assumer pleinement la présidence de l’Ordre.

DESCRIPTION DES PRINCIPALES ACTIVITÉS RÉALISÉES AU SEIN DE L'ORDRE

Ces six dernières années, j’ai collaboré étroitement avec l’Ordre dans le cadre de nombreuses interactions avec la présidence et divers acteurs clés, contribuant aux réflexions stratégiques visant à faire progresser la profession et à assurer la protection du public.

En 2024, la présidente de l’Ordre a d’ailleurs sollicité ma participation à une consultation indépendante portant sur son mandat, ses opportunités stratégiques et ses orientations futures, témoignant de la confiance accordée à mon jugement et à ma compréhension des enjeux.

En 2022, j’ai contribué aux travaux d’un comité de l’Ordre chargé d’évaluer les effets du Programme québécois pour les troubles mentaux, notamment en ce qui concerne les enjeux d’autonomie professionnelle et les conditions de pratique.

Ces expériences témoignent de ma connaissance des enjeux professionnels et politiques, de ma capacité à intervenir de manière stratégique au sein d’instances décisionnelles et de mon engagement constant à faire progresser la profession dans le respect de sa mission première : la protection du public.

BUTS POURSUIVIS EN LIEN AVEC LA MISSION DE L'ORDRE

MA VISION
Assurer une gouvernance claire et assumée de l’Ordre, conciliant rigueur professionnelle, protection du public et évolution de la profession, et contribuer à des changements durables afin que la santé psychologique soit reconnue comme un pilier des décisions cliniques, sociétales et gouvernementales.

MES PRIORITÉS

  • Affirmer le rôle du psychologue pour mieux protéger le public : positionner l’expertise du psychologue comme essentielle et incontournable, en assurant une protection active de la psychothérapie, de l’évaluation diagnostique des troubles mentaux et des troubles neuropsychologiques, et en renforçant l’information au public et aux décideurs sur les risques liés aux pratiques non encadrées;

  • Améliorer concrètement l’accès à des soins psychologiques de qualité : agir sur les obstacles qui ralentissent la prise en charge et nuisent à la continuité des services, afin de réduire le phénomène des “portes tournantes” et de favoriser des soins plus efficaces, accessibles et adaptés aux besoins de la population;

  • Renforcer l’influence de l’Ordre en matière de santé mentale : accroître la capacité de l’Ordre à informer, influencer et soutenir des décisions éclairées afin de mieux faire reconnaître l’impact des enjeux de santé mentale et de consolider le rôle central des psychologues dans leur prise en charge. En parallèle, renforcer la compréhension de ces enjeux auprès du public et des décideurs gouvernementaux, afin d’en reconnaître pleinement la portée sociétale.

L’Ordre joue un rôle clé dans l’éducation du public et la clarification des expertises professionnelles, notamment par l’encadrement des actes réservés que sont la psychothérapie, l’évaluation des troubles mentaux et des troubles neuropsychologiques.

La protection du public passe par un meilleur accès à des services psychologiques de qualité, offerts dans des délais raisonnables. Or, malgré l’augmentation des besoins, l’accès aux psychologues n’a pas suivi, ce qui fragilise la population et complexifie les problèmes de santé mentale faute d’une prise en charge adéquate.

Par ailleurs, des solutions peuvent être mises en place pour faciliter le parcours de la population, notamment en permettant les références directes aux médecins et aux autres professionnels.

La santé mentale est au cœur du débat public. L’Ordre a un rôle clé à jouer comme :

  • Voix experte et crédible dans l’espace public;

  • Interlocuteur stratégique auprès des décideurs;

  • Acteur rassembleur au sein de l’écosystème de la santé mentale.

J’ai à cœur d’accroître l’influence publique de la profession et de mieux faire reconnaître son apport, en la positionnant comme acteur central d’une société plus équilibrée et résiliente.

Je souhaite renforcer la compréhension des enjeux de santé psychologique, de leurs répercussions sur la société et du rôle essentiel de notre profession. La santé mentale et le bien-être psychologique/neuropsychologique ont des impacts majeurs sur :

  • Les dépenses en santé;

  • Le phénomène des portes tournantes;

  • Les difficultés scolaires;

  • Les arrêts de travail;

  • La prescription de médicaments psychotropes par dépit, incluant chez des enfants  de plus en plus jeunes;

  • Les problèmes de dépendance;

  • La productivité globale de la société, etc.

Dans cette perspective, je souhaite contribuer à un changement de paradigme, où la santé psychologique est pleinement reconnue comme un levier central des décisions sociales, économiques et gouvernementales.

Cette évolution nécessitera des décisions structurantes et des choix clairs. Notre profession doit y jouer un rôle déterminant, en tant qu’acteur clé au bénéfice de la population. Les psychologues et neuropsychologues possèdent des expertises essentielles et diverses qui doivent être mieux connues du public et des décideurs.

Au fil de mon parcours, j’ai développé la capacité de porter des enjeux complexes avec rigueur, y compris lorsqu’ils exigent de dénoncer certaines situations, tout en maintenant des relations constructives avec les décideurs. Cette approche m’a permis de devenir, avec le temps, une interlocutrice crédible, de plus en plus sollicitée par le gouvernement sur des questions de santé mentale au Québec.

Je crois que l’Ordre doit être à la fois rigoureux et encadrant, mais aussi accessible et humain. Je souhaite donner encore plus de portée à cette vision : un professionnel soutenu et guidé par son ordre est plus solide, mieux enraciné dans sa pratique. Cette confiance se répercute dans la qualité des soins offerts à la population.

Dans un contexte de changements législatifs fréquents, d’évolution constante de la pratique et de nouveaux défis — notamment liés à l’intelligence artificielle — les membres doivent pouvoir compter sur un ordre offrant des balises claires, cohérentes et accessibles, ainsi qu’un accompagnement réel dans leur développement professionnel.

Faire progresser la profession, c’est maintenir des standards de formation et de pratique élevés, tout en assurant son évolution et son accessibilité.

Dans l’éventualité où je serais élue, je m’engage à exercer une gouvernance rigoureuse et de proximité, attentive aux réalités vécues par les membres et toujours soucieuse de la protection du public.

Je suis consciente que la présidence de l’Ordre constitue un rôle exigeant, qui comporte d’importantes responsabilités. Forte de mon expérience, je me sens prête à en assumer pleinement les fonctions et à répondre aux obligations d’un ordre professionnel.

Mon parcours — clinique, institutionnel, public et de gouvernance — s’inscrit dans un même objectif : contribuer à une pratique rigoureuse de la psychologie et à un accès réel aux services pour la population.

Aujourd’hui, je suis prête à assumer une présidence active, ancrée dans la réalité du terrain et orientée vers des résultats concrets. Je sollicite votre appui afin de faire progresser notre profession, de renforcer la protection du public et de donner à la psychologie la place qui lui revient dans notre société.