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Je n’aime pas mon corps : évaluer les problèmes d’image corporelle chez les jeunes et intervenir

Je n’aime pas mon corps : évaluer les problèmes d’image corporelle chez les jeunes et intervenir

Dre Jacinthe Dion, psychologue

Professeure titulaire à l’Université du Québec à Chicoutimi, elle est cotitulaire de la Chaire de recherche UQAC – Cégep de Jonquière sur les conditions de vie, la santé, l’adaptation et les aspirations des jeunes (VISAJ).

 

Dre Rosalie Saindon, psychologue

Psychologue clinicienne au programme de psychiatrie jeunesse à l’Hôpital Pierre-Janet (Gatineau). Au cours de ses études doctorales, elle s’est intéressée à l’image corporelle et à l’intimidation par rapport au poids chez les adolescents.

 

Dre Annie Aimé, psychologue

Professeure au Département de psychoéducation et de psychologie de l’Université du Québec en Outaouais. En collaboration avec la clinique Imavi, elle offre des services de psychothérapie, de formation et de supervision. Elle est spécialisée en image corporelle, poids et alimentation.

 

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nov. 2019

Les problèmes d’image corporelle sont prévalents chez les enfants et les adolescents. Il est donc justifié que les psychologues acquièrent des connaissances et des compétences permettant de dépister et d’intervenir à ce sujet dans ces groupes. Le présent article s’intéresse à la nature de l’image corporelle, à ses conséquences, aux facteurs qui l’affectent et à des moyens d’intervention.

Description de ce qu’est l’image corporelle

L’image corporelle est composée de perceptions, de pensées, de sentiments, d’attitudes et de comportements se rapportant au corps (Grogan, 2008; Wertheim et Paxton, 2011). Elle implique une évaluation subjective du corps (Cash, 2011). Alors qu’une évaluation positive du corps conduira à des perceptions plus justes et à une certaine joie, une évaluation négative apportera des perceptions erronées, un désir de modifier le corps et des émotions telles de l’anxiété, de la tristesse ou de la culpabilité. Ainsi, une image corporelle positive permet d’accepter et même d’admirer son corps, d’en apprécier le fonctionnement, d’en reconnaître les attraits et les atouts, tout en adoptant une pensée critique face aux modèles de beauté et en contestant les pressions ressenties pour être mince ou pour avoir un physique considéré comme parfait (Tylka et Wood-Barcalow, 2015). À l’inverse, une évaluation négative du corps est liée à des pensées et à des sentiments négatifs et dysfonctionnels par rapport au poids et à la silhouette (Aimé, 2016; Grogan, 2008). L’insatisfaction corporelle fait en sorte que les individus cherchent à modifier leur corps, leur poids ou leur silhouette et qu’ils ont tendance à se concentrer sur leurs imperfections et à ressentir du dégoût, de la honte, de la tristesse ou de l’anxiété face à leur corps (Aimé, 2016; Grogan 2008; Wertheim et Paxton, 2011).

Prévalence de l’insatisfaction corporelle

La prévalence de l’insatisfaction corporelle est élevée chez les jeunes. Par exemple, les résultats d’études québécoises indiquent que près de la moitié des filles et le tiers des garçons, enfants ou adolescents, entretiennent le désir d’être plus minces, alors qu’environ le quart des gars et près de 10 % des filles aimeraient une silhouette plus forte (Camirand, 2018; Dion et al., 2016). Plus de la moitié des adolescents (66 %) déclarent faire « quelque chose » à l’égard de leur poids. Ces actions varient selon le sexe : les filles sont plus nombreuses que les garçons à essayer de contrôler leur poids (33 % contre 28 %) ou de perdre du poids (31 % contre 16 %) alors que les garçons sont plus nombreux que les filles à vouloir gagner du poids et de la masse musculaire (19 % contre 6 %) ou encore à ne rien faire pour changer leur corps (37 % contre 30 %) (Camirand et al., 2018).

Bien que les insatisfactions corporelles soient plus fréquemment rapportées par les filles que par les garçons (Bucchianeri, Arikian, Hannan, Eisenberg et Neumark-Sztainer, 2013), ces derniers sont de plus en plus préoccupés par leur image corporelle (Ricciardelli et Williams, 2012). De plus, l’insatisfaction corporelle liée à la minceur est plus fréquente chez les filles alors que chez les garçons, elle est plutôt liée à la musculature (Karazsia, Murnen et Tylka, 2017). Ainsi, à l’adolescence, la puberté peut accroître chez les filles la peur de prendre du poids, puisqu’elle implique une certaine accumulation de gras aux seins et aux hanches, ce qui les éloigne de leur idéal de minceur. Chez les garçons, la puberté peut être vécue plus positivement, car ils gagnent de la masse musculaire et deviennent plus grands, ce qui leur permet de se rapprocher de leur idéal (Ricciardelli et McCabe, 2011). Toutefois, les comportements malsains visant à gagner en musculature tels que l’utilisation de stéroïdes sont beaucoup plus fréquents chez les hommes (Karazsia et al., 2017). Bien qu’elle puisse être vécue différemment selon la personne, l’insatisfaction corporelle n’est donc pas uniquement un problème féminin. Il s’agit plutôt d’un problème social que l’on trouve non seulement au Québec (Camirand, 2018; Dion et al., 2015; 2016), mais partout dans le monde (voir par exemple Mission Australia, 2012; Neumark-Sztainer et al., 2011).

Conséquences possibles

Les études disponibles indiquent que l’insatisfaction corporelle est liée à la prise de poids ainsi qu’à l’adoption de comportements considérés comme nuisibles tels que ne pas manger de la journée, fumer, prendre des laxatifs ou se faire vomir (Dion et al., 2015). Des recherches longitudinales montrent un lien entre l’insatisfaction corporelle et un plus faible taux d’activité physique de même qu’une plus forte tendance à prendre du poids et à suivre des régimes amaigrissants (Dunstan et al., 2017; Neumark-Sztainer, 2009; Neumark-Sztainer, Paxton, Hannan, Haines et Story, 2006; Wertheim et Paxton, 2011). De plus, l’insatisfaction corporelle durant l’adolescence a un rôle significatif comme facteur de risque dans le développement de problèmes psychologiques comme les troubles des conduites alimentaires, une faible estime de soi et des symptômes dépressifs (Paxton, Neumark-Sztainer, Hannan et Eisenberg, 2006; Stice, Marti et Durant, 2011; Wichstrøm et von Soest, 2016).

Facteurs de risque et de protection

Afin de mieux comprendre les difficultés et les défis que rencontrent les jeunes insatisfaits de leur corps et de leur apparence, il semble essentiel de connaître les facteurs de risque et de protection pouvant moduler la nature et l’intensité de leurs insatisfactions. Sur le plan des caractéristiques physiques, notons d’abord l’âge : l’adolescence constitue une période de vie où l’insatisfaction corporelle est plus propice (Bucchianeri et al., 2013) en raison des changements et des ajustements physiques survenant pendant la puberté et pouvant être difficiles à accepter (Wertheim et Paxton, 2011). Par ailleurs, les jeunes dont l’indice de masse corporelle est plus élevé rapportent des préoccupations plus grandes concernant leur poids et leur apparence (Voelker, Reel et Greenleaf, 2015). D’autres facteurs de risque sont liés à l’environnement, tels que l’exposition aux idéaux socioculturels de beauté dans les médias (McLean, Paxton et Wertheim, 2016; Rodgers, McLean et Paxton, 2019; Wang, Fardouly, Vartanian et Lei, 2019). Par exemple, une recension des écrits effectuée par Holland et Tiggemann (2016) soutient que l’utilisation des médias sociaux est associée à plus d’insatisfaction corporelle et de comportements alimentaires inappropriés, et ce, autant chez les garçons que chez les filles. Les médias laissent croire que la minceur est la norme et qu’elle est facile à atteindre, renforçant l’idée qu’il est possible de contrôler son poids et que l’apparence est modifiable. Lorsqu’un jeune accepte et internalise l’idéal culturel de beauté impliquant la minceur (chez les filles) et le corps svelte et musclé (chez les garçons), il risque davantage de présenter des insatisfactions corporelles (Rodgers et Chabrol, 2009).

D’autres facteurs sociaux tels que la tendance à comparer son apparence à celle des autres, les conversations portant sur le poids et l’apparence ainsi que l’intimidation portant sur le poids peuvent contribuer à une faible image corporelle (Durkin et Paxton, 2002; Voelker et al., 2015). Les comparaisons orientées vers des personnes jugées plus belles affectent négativement l’image corporelle (McLean et al., 2016). De la même façon, les conversations et les commentaires portant sur le poids et l’apparence, surtout lorsqu’ils proviennent de la famille et des amis, ont pour effet d’accentuer les préoccupations corporelles (Dion et al., 2015; Lawler et Nixon, 2011). L’influence des proches sur les insatisfactions corporelles peut aussi se manifester par une pression exercée pour amener le jeune à perdre du poids ou à modifier son apparence (Blackburn et al., 2008; McCabe, Ricciardelli et Holt, 2010). Enfin, l’intimidation par rapport au poids peut nuire au développement d’une image corporelle saine (Aimé et al., 2014; Giletta, Scholte, Engels, & Larsen, 2010). Une telle forme d’intimidation est malheureusement motivée par la croyance que le poids est modifiable et que les personnes en surpoids sont responsables de leur surcharge pondérale (Escoto, Laska, Larson, Neumark-Sztainer et Hannan, 2012).

Des facteurs de protection ont aussi été liés à l’image corporelle (Smolak, 2012). Sur le plan individuel, les facteurs de protection qui ressortent sont l’acceptation du corps, la pleine conscience de ses besoins personnels (par exemple, la faim et la satiété), une centration sur la fonctionnalité du corps, les perceptions positives de soi, l’autocompassion et la capacité à rejeter ou à remettre en question l’idéal socioculturel de beauté (Levine et Smolak, 2016; Smolak, 2012). Sur le plan des facteurs environnementaux, il appert que des relations familiales chaleureuses et favorables ainsi que de l’éducation par rapport aux médias sociaux ont un effet protecteur (Levine et Smolak, 2016; McLean et al., 2016; Pope, Corona et Belgrave, 2014). Pour offrir cette éducation, il faut une capacité de réfléchir de manière critique sur les médias en général et d’évaluer à quel point une image présentée s’avère authentique et non retouchée (Silverblatt, 2001). Cette capacité à exercer un regard critique prévient l’internalisation des idéaux socioculturels et la tendance à se comparer de manière défavorable (McLean et al., 2016). Les relations familiales chaleureuses et soutenantes peuvent également contribuer à la littératie médiatique et encourager les jeunes à exercer leur jugement critique (Blair Burnette, Kwitowski et Mazzeo, 2017; Levine et Smolak, 2016). De plus, l’influence parentale sur l’accès aux médias sociaux et la façon de présenter l’utilisation des médias sociaux peut protéger les jeunes d’une surexposition (Blair Burnette et al., 2017). Enfin, l’environnement scolaire peut également être source de protection, puisque les jeunes y reçoivent un enseignement à propos de l’influence des médias et qu’il peut souvent transmettre des valeurs encourageant l’acceptation du corps et augmentant ainsi la confiance en soi (Blair Burnette et al., 2017).

Moyens de favoriser une saine image corporelle

Considérant que les insatisfactions corporelles ont le potentiel d’influencer négativement l’adaptation psychosociale des enfants et des adolescents et même de favoriser des problèmes d’alimentation et une augmentation du poids, des efforts doivent être consentis afin d’intervenir rapidement et adéquatement. Un regard critique sur les études des dernières années portant sur les interventions universelles préventives permet de dégager de nombreuses recommandations. Dans un premier temps, notons que bien qu’il soit bon de favoriser une image corporelle positive chez les enfants de tout âge, les interventions faites auprès de plusieurs jeunes en même temps tendent à mieux fonctionner lorsque ceux-ci sont âgés d’au moins 11 ans. Ceci s’explique par le fait qu’à cet âge, les enfants ont les aptitudes cognitives pour comprendre les informations qui leur sont transmises et appliquer les techniques enseignées (Dunstan, Paxton et McLean, 2017; Holt et Ricciardelli, 2008). Par ailleurs, il est suggéré que les interventions comportent de multiples sessions afin d’obtenir de meilleurs résultats. En effet, un programme d’une longue durée, incluant des répétitions et permettant le renforcement des acquis à partir de rencontres de maintien, semble plus susceptible de permettre une amélioration de l’image corporelle, et ce, surtout chez les plus jeunes (Holt et Ricciardelli, 2008; Sundgot-Borgen et al., 2018).

En s’intéressant au contenu des programmes universels visant à promouvoir une image corporelle positive, il devient possible de faire ressortir des composantes pouvant être utiles aux psychologues qui interviennent auprès de jeunes insatisfaits de leur image corporelle. Ces composantes incluent l’éducation psychologique quant à ce qui favorise et nuit à l’image corporelle positive (facteurs de risque et de protection) de même qu’un travail portant sur l’estime de soi, l’auto-compassion, l’acceptation des différences individuelles et la diminution des commentaires à propos du poids et de l’apparence (Bird, Halliwell, Diedrichs et Harcourt, 2013; Halliwell et Diedrichs, 2014; Norwood, Murray, Nolan et Bowker, 2011; Sundgot-Borgen et al., 2018). Par l’éducation psychologique, les enfants et les adolescents sont sensibilisés au fait que les publicités et autres images médiatiques sont retouchées. L’éducation psychologique peut aussi permettre aux jeunes de développer une plus grande capacité à reconnaître les mythes concernant le contrôle du poids en plus de les guider dans le choix de contenus qui améliorent leur humeur et leur satisfaction corporelle plutôt que de contenus qui les dépriment et les rendent encore plus insatisfaits (Sundgot-Borgen et al., 2018). Un travail axé sur une estime de soi positive peut aider les jeunes à être en mesure de se soustraire aux pressions sociales se rapportant à l’idéal de beauté (Norwood et al., 2011). L’acceptation des différences individuelles peut quant à elle s’effectuer à partir d’exercices d’écriture ou de réflexion portant sur les forces et les atouts n’étant pas centrés sur l’apparence (Sundgot-Borgen et al., 2018). Elle peut aussi être travaillée en suggérant de se comparer à soi-même plutôt qu’à autrui, ce qui diminue par le fait même les comparaisons sur la base de l’apparence ou du poids (Piran, 2015). De plus, il est bénéfique d’encourager les jeunes à commenter leur propre physique et celui d’autrui moins souvent, peu importe que ce soit positivement ou négativement (Sundgot-Borgen et al., 2018), puisque de tels commentaires tendent à maintenir ou à accentuer leurs préoccupations et parfois même leurs obsessions à propos de l’image corporelle.

Les interventions réalisées auprès des jeunes peuvent aussi viser à modifier leur cible d’attention, pour qu’elle passe d’une cible esthétique à une cible plus fonctionnelle (Sundgot-Borgen et al., 2018). En ce sens, une attention plus grande sera donnée aux aspects fonctionnels du corps : celui-ci permet de réaliser une multitude de tâches quotidiennes, en plus de procurer des sensations agréables et du plaisir dans de nombreuses occasions. Ainsi, le corps n’a pas pour fonction d’être beau ou de correspondre aux modèles de beauté définis par la société, mais bien de permettre à chaque personne de bouger, de marcher, de manger, de ressentir des émotions et du bien-être. Cette centration plus fonctionnelle permet aussi de s’engager dans des activités parce qu’elles sont jugées agréables ou encore parce qu’elles répondent à des besoins physiques de base (par exemple la faim, la soif, la fatigue) ou psychologiques (par exemple le besoin d’amour ou d’accomplissement) (Piran, 2015). Enfin, des interventions axées sur la dissonance cognitive peuvent s’avérer intéressantes puisqu’elles amènent les jeunes à se positionner contre l’idéal de beauté et à développer un argumentaire soutenant ce positionnement, ce qui leur permet de modifier leurs croyances pour qu’elles correspondent à leur nouveau positionnement (Halliwell et Diedrichs, 2014; Piran, 2015). Ce faisant, ils participent à la création de nouvelles normes de beauté, nettement plus saines et diversifiées (Piran, 2015).

Le travail clinique auprès de jeunes présentant une image corporelle négative nécessite une certaine réflexion de la part du psychologue. En effet, celui-ci doit s’interroger sur ses propres biais et préjugés relativement à l’apparence et au poids. Des biais négatifs concernant l’obésité pourraient par exemple amener le psychologue à perdre son objectivité face à ce que vit le jeune et même à lui offrir des conseils visant à diminuer sa détresse psychologique au moyen d’une tentative de contrôle de son corps ou d’une perte de poids. Le psychologue cherche à agir comme un modèle et il encourage l’acceptation et l’investissement positif du corps plutôt que les comportements visant la perte de poids ou la modification du corps. Lorsqu’il le juge nécessaire, il peut recourir à de la supervision pour mieux connaître ses propres enjeux relativement au poids et à l’apparence de même que les interventions à privilégier pour un jeune en particulier. Enfin, considérant que les parents peuvent avoir de l’influence sur le développement de l’image corporelle de leurs enfants, le psychologue peut choisir d’intervenir directement auprès d’eux (Corning, Gondoli, Bucchianeri et Salafia, 2010).

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