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Accès aux services psychologiques : un problème sous-estimé

20.01.2017
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Montréal, le 20 janvier 2017 – À la suite de la publication de la chronique « “Demandez de l’aide”, disent-ils », de Patrick Lagacé, l’Ordre des psychologues réitère que le manque de psychologues dans le réseau public est un problème sous-estimé au Québec. La situation décrite par M. Lagacé est bien réelle, conforme à ce que vivent les personnes en détresse qui demandent de l’aide psychologique. Il devient urgent que des moyens soient pris afin que les personnes en détresse puissent avoir accès à des services psychologiques.

« Chaque jour, des personnes qui ont été placées sur des listes d’attente du réseau public communiquent avec nous pour savoir où s’adresser pour accéder à des services », déplore la présidente de l’Ordre, la Dre Christine Grou, psychologue.

Lorsqu’une personne se décide à consulter, c’est parce que la détresse est très importante ou que ses difficultés la rendent dysfonctionnelle. En étant placées sur des listes d’attente, les personnes souffrantes sont à risque de voir s’aggraver leur problématique, de la voir se complexifier et se chroniciser, entraînant des impacts familiaux, relationnels et professionnels importants. « Il coûte plus cher à l’État de ne pas prioriser le problème et d’en subir les conséquences plutôt que d’offrir un accès adéquat à des services psychologiques », soutient la Dre Grou.

Il est vrai que, souvent, la seule porte d’entrée à des services psychologiques est le privé, pour ceux qui en ont les moyens ou qui sont assurés. Les psychologues qui pratiquent en bureau privé rapportent aussi qu’ils sont touchés par le manque d’accès aux services dans le réseau public. Plusieurs se retrouvent avec un nombre grandissant de clients vivant avec des problématiques complexes telles que la dépression, les troubles bipolaires, les troubles de la personnalité, voire des troubles psychotiques. Ces personnes ont souvent besoin d’obtenir ou d’ajuster une médication appropriée. Le psychologue ne pouvant pas référer son client directement au psychiatre, il l’invitera à consulter un médecin de famille, souvent encore inaccessible pour la personne vulnérable. « La valse des démarches commence alors pour les psychologues en bureau privé, qui ne sont pas outillés pour faciliter l’accès de leurs clients à l’important volet médical associé aux cas complexes. Ils ont une limite », estime la Dre Grou.

Depuis de nombreuses années, l’Ordre des psychologues fait des représentations pour que les services psychologiques soient plus accessibles. En 2012, le Commissaire à la santé et au bien-être a recommandé au gouvernement du Québec d’offrir un accès équitable aux services de psychothérapie. L’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) travaille depuis sur ce dossier. Le rapport final est attendu en 2017. L’Ordre des psychologues s’attend à ce que les conclusions de ce rapport permettent au gouvernement de prendre les moyens de faciliter l’accès aux services psychologiques.

Rappelons que la principale mission de l’Ordre des psychologues est la protection du public. Pour ce faire, il s’assure de la qualité des services offerts par ses membres, favorise le développement de la profession et défend l’accessibilité aux services psychologiques.

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Demandes d'entrevues :

Krystelle Larouche, conseillère aux communications
514 738-1881 ou 1 800 363-2644 poste 225
klarouche@ordrepsy.qc.ca

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