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L'Ordre des psychologues du Québec demande aux partis politiques de se prononcer sur l'accessibilité à la psychothérapie

25.03.2014
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MONTRÉAL, LE 25 MARS 2014 – En cette campagne électorale, l’Ordre des psychologues du Québec demande aux partis politiques de prendre position sur les suites qu’ils comptent donner à la recommandation du Commissaire à la santé et au bien-être qui était de garantir un accès équitable à des services de psychothérapie. Rappelons qu’en ce moment au Québec, il est difficile pour les personnes à faible revenu d’accéder à la psychothérapie, créant ainsi un système à deux vitesses. Lequel des partis s’engagera à ce que toutes les personnes en détresse psychologique, peu importe leur revenu, puissent obtenir des services de psychothérapie?

80 tentatives de suicide ont lieu chaque jour au Québec. Selon l’OMS, la dépression sera la 2e mcause d’invalidité d’ici 2020. Les troubles de santé mentale sont la première cause d’absentéisme au travail au Canada. « Les politiciens parlent beaucoup d’économie. Quand on parle de santé, on parle presqu’exclusivement de santé physique. Il serait temps que l’on s’intéresse aussi à la santé mentale! », affirme la présidente de l’Ordre, Mme Rose-Marie Charest.

Le rapport du Commissaire Pour plus d’équité et de résultats en santé mentale au Québec rapportait que 80 % à 90 % des patients qui souffrent de troubles anxieux et dépressifs recevraient comme seul traitement des médicaments. Pourtant, dans un sondage commandé par l’Ordre des psychologues à l’automne 2012, 6 % seulement de la population choisirait les antidépresseurs seuls, alors que 75 % choisirait un traitement incluant la psychothérapie. Malheureusement, 61 % de la population affirmait que des raisons financières l’empêcheraient de consulter en psychothérapie.

« L’efficacité de la psychothérapie est bien démontrée et le public veut y avoir recours. Ce n’est pas le portefeuille qui devrait dicter un choix de traitement. Les listes d’attente sont pleines, on nous rapporte des mois, voire plus d’un an avant de pouvoir consulter un psychologue dans le réseau public. Nous vivons littéralement dans un système à deux vitesses. Le prochain gouvernement doit agir! », soutient la présidente de l’Ordre.

Les recherches démontrent que la psychothérapie représente un investissement à long terme et peut s’avérer plus économique que le recours à la médication pour réduire ou même éviter l’utilisation ultérieure de services de santé. De plus, comparativement au traitement pharmacologique, les effets de la psychothérapie perdurent davantage dans le temps, sans entraîner d’effets secondaires.

Rappelons que la principale mission de l’Ordre des psychologues est la protection du public. Pour ce faire, il s’assure de la qualité des services offerts par ses membres, favorise le développement de la profession et défend l’accessibilité aux services psychologiques.

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Demandes d’entrevue :
Krystelle Larouche, agente de communication
Ordre des psychologues du Québec
514 797-7044
klarouche@ordrepsy.qc.ca

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