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Premières poursuites pour exercice illégal de la psychothérapie au Québec

20.05.2015
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Montréal, le 20 mai 2015 — L’Ordre des psychologues du Québec a déposé ses toutes premières poursuites pour exercice illégal de la psychothérapie ces derniers jours. Deux plaintes ont été autorisées par des juges de paix, l’une à Saint-Jérôme et l’autre à Montréal.

Depuis l’entrée en vigueur de la loi 21 en 2012, l’Ordre des psychologues est notamment responsable de surveiller l’exercice illégal de la psychothérapie. Puisqu’il s’agit d’une activité à haut risque de préjudice pour le public, seuls les psychologues, les médecins, et les détenteurs du permis de psychothérapeute peuvent l’exercer. « La psychothérapie, ça ne s’improvise pas. Les personnes vulnérables doivent consulter des professionnels compétents. De la pseudothérapie, oui, ça peut faire des dommages », affirme la présidente sortante de l’Ordre, Mme Rose-Marie Charest. La loi définit la psychothérapie comme un traitement psychologique — pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique — qui a pour but de favoriser chez le client des changements significatifs. Cette activité est réservée, ce qui signifie que, peu importe le titre utilisé, s’il s’agit dans les faits de psychothérapie telle que définie par la loi, le permis de psychologue, de médecin ou de psychothérapeute est obligatoire. Jusqu’à présent, l’Ordre a reçu 847 signalements pour exercice illégal. D’autres poursuites seront entamées sous peu.

« Les clients qui consultent une personne qui exerce la psychothérapie doivent pouvoir compter sur les garanties qu’offre le système professionnel. Une loi s’est imposée, parce que la psychothérapie est un acte complexe qui peut entraîner des dérives difficiles à évaluer par le client lui-même », soutient Mme Charest. Le public peut consulter le site Web de l’Ordre pour vérifier si un professionnel est autorisé à exercer la psychothérapie et pour trouver un professionnel disponible en bureau privé selon la problématique et la région.

L’Ordre des psychologues a mis en place plusieurs mécanismes pour informer la population et les psychothérapeutes de l’existence de la loi, dont une importante campagne de communication à l’automne 2013. La majorité des personnes qui exerçaient la psychothérapie de manière compétente ont reçu leur permis de psychothérapeute. Il reste toutefois quelque 200 demandes de permis à l’étude. Les clients peuvent consulter le site Web de l’Ordre des psychologues pour s’assurer que leur professionnel détient le permis de psychologue ou de psychothérapeute. Ils peuvent aussi communiquer avec l’Ordre afin de savoir si une personne a fait une demande de permis qui est toujours à l’étude.

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Renseignements et demandes d’entrevues :
Krystelle Larouche, conseillère aux communications
Ordre des psychologues du Québec
514 738-1881 ou 1 800 363-2644, p. 225
klarouche@ordrepsy.qc.ca

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