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Sondage Léger réalisé pour l’Ordre des psychologues du Québec - 1,4 million de personnes ont consulté un psychologue dans la dernière année : la santé mentale est importante pour les Québécois

20.04.2026

Montréal, le 20 avril 2026 – Plus d’un Québécois sur deux (52 %) a déjà consulté un psychologue au cours de sa vie, et près de 1,4 million (1 personne sur 7) en consulteraient un présentement ou auraient consulté dans la dernière année, selon un récent sondage réalisé par Léger pour l’Ordre des psychologues du Québec. Ces résultats confirment l’importance grandissante qu’accordent les Québécois pour leur santé mentale. Le sondage dévoile également que 49 % des répondants – dont 68 % des 18-34 ans – ont déjà utilisé l’intelligence artificielle (IA) pour des raisons liées à la santé mentale.

« Les résultats montrent que les Québécois ont à cœur leur santé mentale et confirment tout le chemin parcouru dans la diminution des stigmas. On voit également des changements réels dans les comportements et les habitudes de la population avec l’essor de l’intelligence artificielle », souligne la Dre Christine Grou, psychologue, présidente sortante de l’Ordre des psychologues du Québec. « L’IA peut rendre de précieux services, mais elle a ses limites car elle ne peut pas remplacer le jugement clinique du psychologue », ajoute-t-elle. Par ailleurs, près de 70 % des personnes qui ont consulté un psychologue rapportent un impact positif élevé dans leur vie.

Évolution des consultations psychologiques

En 1990, 15,4 % des Québécois consultaient un psychologue, comparativement à 43 % en 2012, selon deux sondages réalisés par l’Ordre. Cela signifie qu’entre 1990 et 2026, la demande pour les services psychologiques a connu une croissance 3,4 fois plus rapide que la population. Depuis 1990, le nombre de psychologues a presque doublé, et le nombre de clients pris en charge par les psychologues a aussi plus que doublé.

« Les psychologues n’ont jamais accueilli autant de personnes dans leurs bureaux », affirme la Dre Grou, qui constate que les professionnels ont adapté leurs pratiques au fil des ans afin de parvenir à répondre au fort volume des demandes. « Depuis mon arrivée en 2015, la pratique a énormément changé – et pas seulement en réaction à la pandémie. La population peut compter sur les psychologues », soutient la Dre Grou, qui dresse un bilan positif de ses onze années à la présidence de l’Ordre.

Le sondage montre également que les hommes consultent significativement moins que les femmes (42 % comparativement à 62 %), et qu’ils sont plus nombreux (42 % comparativement à 26 % chez les femmes) à faire état de bénéfices plus faibles ou limités résultant de leurs consultations.

Parmi les personnes n’ayant jamais consulté de psychologue, 63 % affirment ne pas en avoir ressenti le besoin — une proportion qui s’élève à 74 % chez les 55 ans et plus —, tandis que 16 % évoquent le coût des services, ce motif étant plus fréquent chez les 18 34 ans (30 %).

L’essor de l’intelligence artificielle en santé mentale

Le sondage révèle par ailleurs que les outils d’intelligence artificielle sont principalement utilisés pour obtenir des ressources d’aide (63 %), mieux comprendre ses émotions (17 %) ou gérer le stress et l’anxiété (14 %). Les motifs principaux d’utilisation de l’IA en santé mentale parmi les répondants sont la gratuité (30 %) et la disponibilité immédiate (28 %), en particulier chez les 18 34 ans (38 %), mais aussi la possibilité d’obtenir un conseil sans jugement et de s’exprimer anonymement.

L’Ordre considère que l’intelligence artificielle peut occuper une place de choix dans l’offre de services en santé mentale et qu’elle représente un complément désormais incontournable aux services psychologiques actuels. L’Ordre rappelle toutefois que, si ces technologies peuvent constituer un complément ou une source d’information, elles ne remplacent pas l’évaluation, le jugement clinique et l’accompagnement offerts par un psychologue.

À propos du sondage

Le sondage Omnibus Léger a été réalisé du 13 au 16 mars 2026 auprès de 1 063 adultes québécois âgés de 18 ans et plus.

À propos du départ de la Dre Christine Grou

La Dre Christine Grou quittera la présidence de l’Ordre des psychologues du Québec le 22 mai prochain, alors qu’elle aura atteint le nombre maximal de mandats prévu par le Code des professions du Québec.

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Source

Ordre des psychologues du Québec
Julie Beauvilliers, conseillère séniore aux communications
jbeauvilliers@ordrepsy.qc.ca