Dr Frédéric Langlois, psychologue – Bulletin de présentation

Bulletin de présentation | 
Candidature à la présidence

Dr Frédéric Langlois, psychologue

CANDIDAT

Frédéric Langlois, M.Ps., Ph.D., psychologue

POSTE CONVOITÉ

 

Présidence de l’Ordre des psychologues du Québec

ANNÉE D'ADMISSION
À L'ORDRE

1996

DIPLÔMES

  • Doctorat en psychologie, orientation clinique (Ph.D.) – Université Laval | 2002
     
  • Maîtrise en psychologie (M.Ps.) – Université Laval, Québec | 1996

DISTINCTIONS ET RECONNAISSANCES

  • Prix Distinction UQTR | Excellence en direction académique 2021, Université du Québec à Trois-Rivières : j’ai obtenu ce prix à la suite de mes deux mandats en tant que directeur du département de psychologie de 2014 à 2019. Ce prix souligne mon leadership et la qualité de ma gestion académique, des qualités que j’ai également démontrées dans mes fonctions de directeur/codirecteur de la clinique universitaire en psychologie (2010-2014)

EXPÉRIENCE ANTÉRIEURE DANS LA PROFESSION

Psychologue depuis 1996, je me définis comme un clinicien‑chercheur engagé dans le maintien de pratiques rigoureuses, actuelles et ancrées dans la réalité sur le terrain. Je travaille selon l’approche cognitive-comportementale et collabore aisément aux projets préconisant d’autres approches.

PRATIQUE CLINIQUE
De 1999 à 2005, j’ai exercé comme psychologue clinicien en milieu hospitalier et en pratique privée. J’ai travaillé au Service de psychiatrie de troisième ligne de l’Hôtel-Dieu de Lévis, dans une unité spécialisée en évaluation et traitement des troubles anxieux et de l’humeur, où j’ai combiné intervention, supervision et recherche clinique.

SUPERVISION
Professeur au Département de psychologie de l’Université du Québec à Trois‑Rivières depuis 2005, je consacre une partie importante de ma tâche à la supervision clinique et à la formation des futurs psychologues. J’ai supervisé 85 étudiants en stages cliniques ainsi que 6 en internat. Cela me permet de rester connecté aux motifs de consultation courants (trouble de l’humeur, anxiété, adaptation, personnalité, etc.) et de comprendre les défis rencontrés en formation et en pratique. En parallèle, je maintiens une pratique clinique minimale qui me permet de rester à l’affût des enjeux contemporains et de poursuivre activement ma formation continue.

ENSEIGNEMENT, COMMUNICATIONS ET VULGARISATION
Mon enseignement aux cycles supérieurs est très apprécié des étudiant(e)s et est centré sur l’évaluation psychologique, le psychodiagnostic et l’intervention cognitive‑comportementale. Au fil des ans, j’ai régulièrement été sollicité pour diverses activités de transfert de connaissances en santé mentale (congrès scientifiques, formations professionnelles, conférences grand public ou interventions médiatiques). Avec près d’une centaine d’interventions à mon actif, je suis en mesure de communiquer des contenus complexes avec rigueur et clarté, compétence centrale pour le porte-parole d’un ordre.

RECHERCHE ET CONTRIBUTION AU DÉVELOPPEMENT DES PRATIQUES
Mes recherches ont porté sur le TOC, le TAG et l’anxiété face à la maladie, puis sur le perfectionnisme et l’anxiété de performance. Elles sont orientées vers la compréhension des processus sous‑jacents aux troubles et le transfert des connaissances vers la pratique clinique. Plusieurs ont été soutenues par des organismes subventionnaires majeurs (FQRSC, IRSC) et ont fait l’objet de 45 publications dansdes revues scientifiques.

GESTION ACADÉMIQUE
Depuis 2010, j’ai aussi occupé plusieurs fonctions de direction académique (direction de département, de programmes de cycles supérieurs et direction pédagogique de clinique universitaire). J’ai développé une solide expertise en gestion, en gouvernance, en leadership d’équipe et en prise de décision complexe, tout en demeurant étroitement arrimé aux réalités cliniques. Ces fonctions m’ont conduit à travailler en concertation avec les ministères de la Santé et de l'Éducation concernant la formation clinique et les stages ainsi qu’en collaboration avec le Bureau de coopération interuniversitaire.

DESCRIPTION DES PRINCIPALES ACTIVITÉS RÉALISÉES AU SEIN DE L'ORDRE

Je cumule 13 années d’engagement actif au sein de l’Ordre, principalement à titre d’administrateur et de président de comité, dans une perspective constante de protection du public, de saine gouvernance ainsi que de développement et de valorisation des pratiques psychologiques.

J’ai agi comme administrateur pour la région Mauricie–Centre‑du‑Québec, puis comme représentant du secteur Enseignement et recherche. J’ai contribué aux travaux du conseil d’administration et à des décisions structurantes concernant l’encadrement de la profession, la discipline, l’inspection professionnelle et l’évolution des normes de pratique. Je possède maintenant une compréhension approfondie des défis auxquels fait face l’Ordre ainsi que des processus et du calendrier annuel de gouvernance.

Depuis 2015, je préside le Comité de vérification (audit et finances). Je travaille en collaboration avec la direction générale et la présidence pour assurer une gestion rigoureuse et transparente des ressources de l’Ordre. J’ai siégé au Comité des requêtes (2023-2024) dans le traitement de situations disciplinaires ou déontologiques et je suis actuellement membre du Comité des ressources humaines. Ces mandats m’ont permis d’approfondir ma compréhension des enjeux liés à la gestion du personnel, à l’équité procédurale, au cadre légal et réglementaire, ainsi qu’aux responsabilités éthiques et administratives d’un ordre professionnel.

Mon engagement à l’Ordre s’inscrit dans une logique de continuité : mettre à profit mon expérience de clinicien et de gestionnaire au service d’une gouvernance rigoureuse, transparente et alignée sur la mission.

BUTS POURSUIVIS EN LIEN AVEC LA MISSION DE L'ORDRE

  • Assurer une continuité stratégique et consolider les acquis de l’Ordre : je souhaite inscrire mon engagement en cohérence avec le travail accompli sous la présidence de Christine Grou, dont les réalisations ont renforcé le rôle de l’Ordre en matière d’accessibilité aux services, de qualité des pratiques et de reconnaissance de l’expertise des psychologues, et de soutien des psychologues dans leur exercice. Au fil des dernières années, j’ai collaboré avec la présidente dans le cadre des travaux du conseil d’administration et de différents dossiers structurants. Cette collaboration a profondément nourri ma compréhension du rôle stratégique et sociétal de l’Ordre. Si je suis élu, je veux revoir le plan stratégique actuel pour reprioriser certaines cibles en fonction des ambitions stratégiques, des ressources disponibles et des échéanciers réalistes.
     
  • Renforcer la collaboration avec le réseau public et la reconnaissance du rôle du psychologue et neuropsychologue en équipe interdisciplinaire : la fragilisation actuelle des équipes du réseau public, liée notamment à l’exode des psychologues/neuropsychologue, est préoccupante pour la qualité des soins et la protection du public. Notre contribution en équipe interdisciplinaire ne se limite pas à l’exercice de la psychothérapie et des évaluations neuropsychologiques : elle repose sur une expertise clinique et une capacité d’évaluation approfondie des situations complexes, essentielles à la cohérence des interventions. Dans un contexte où certaines fonctions cliniques sont partagées entre professions, il importe de rappeler - sans remettre en question la compétence des autres intervenants - que l’expertise du psychologue/neuropsychologue en équipe est distincte, complémentaire et non interchangeable, notamment en matière d’évaluation, d’orientation clinique et de soutien aux décisions complexes. Le départ des collègues du réseau public ne reflète pas un manque d’engagement, mais renvoie à un sentiment de dévalorisation et de non-reconnaissance de leur rôle et une certaine inflexibilité des organisations. À cet égard, l’Ordre doit continuer de jouer un rôle stratégique en favorisant le dialogue avec les partenaires du réseau de la santé et en contribuant à une meilleure compréhension de l’apport spécifique des psychologues.
     
  • Améliorer l’accessibilité aux services psychologiques par la diversification des modèles de pratique : dans un contexte de besoins croissants en santé mentale, l’accessibilité aux services psychologiques demeure un enjeu central de protection du public. Une offre principalement centrée sur la psychothérapie individuelle, bien qu’essentielle, limite la capacité collective de rejoindre un plus grand nombre de personnes et de répondre à la diversité des besoins. La diversification des modèles de pratique, tels que les interventions de groupe, la psychoéducation et la prévention ainsi que les collaborations avec les milieux communautaires et organisationnels, constitue un levier important pour élargir l’accès aux services. Elle permet également de réinvestir la composante sociale des troubles mentaux et d’agir en prévention des difficultés. L’Ordre pourrait jouer un plus grand rôle de soutien pour élargir cette offre.
     
  • Encadrer l’évolution des pratiques émergentes sans freiner l’innovation : la télépsychologie, l’intégration de nouvelles technologies numériques et l’émergence d’outils cliniques assistés par l’intelligence artificielle transforment rapidement la pratique. Comme enseignant, j’ai vu l’arrivée des technologies dans la formation de la jeune génération, laquelle maîtrise ces outils et les intègre rapidement. Ces innovations offrent de réelles possibilités pour améliorer l’accessibilité et la continuité des services, mais soulèvent également des enjeux éthiques, cliniques et déontologiques qui nécessitent un encadrement intelligent et rigoureux. On sait également que ces technologies sont de plus en plus utilisées par le public, ce qui peut entraîner des risques pour la santé mentale (désinformation, dépendance, isolement ou retard dans l’accès à des soins appropriés). L’Ordre doit établir des repères clairs pour protéger le public dans ce monde qui avance très vite.
     
  • La cohérence pédagogique comme vecteur de réussite aux stages de psychothérapie : les professionnels de certains ordres peuvent obtenir un permis de psychothérapie en complétant une formation préalable identifiée par l’Ordre ainsi qu’un stage de 600 heures. Le cadre légal balise les actes réservés, mais demeure peu explicite quant aux connaissances et compétences minimales exigées avant le début d’un stage. Mon expérience en formation, en supervision et à la direction de programmes m’a permis de constater que les stages sont parfois amorcés sans consolidation des bases cliniques essentielles chez les apprenants, exposant ainsi le public à des interventions fragiles. Avant un stage de psychothérapie ou un stage clinique, il est crucial de clarifier les préalables de formation clinique. Cela protège le public et évite des conséquences négatives sur le travail ultérieur des psychologues. Dans le même sens, il semble opportun et pertinent de clarifier les attentes d’expérience minimale en psychothérapie dans les programmes cliniques universitaires.
     
  • Assurer la cohésion et la diversité des milieux de pratique : assurer la cohésion de la profession nécessite de reconnaître et de soutenir la diversité des milieux. Les réalités d’exercice varient considérablement selon les contextes – notamment en psychologie scolaire, en neuropsychologie, en psychologie organisationnelle et dans d’autres secteurs spécialisés –, ce qui appelle une sensibilité particulière lors de l’élaboration d’avis, de recommandations et d’interprétations déontologiques. Si la psychothérapie clinique peut constituer un point d’ancrage central de la profession, il importe de tenir compte des autres secteurs afin que tous les champs d’exercice s’y reconnaissent. Un président a besoin de ses membres et c’est en tenant compte de leurs réalités que je compte prendre tous les moyens possibles pour faire évoluer notre profession.

    En conclusion, mon parcours m’a permis de travailler au carrefour de la pratique clinique, de la formation, de la recherche et de la gouvernance, en combinant rigueur, écoute et mobilisation. Je suis reconnu pour ma capacité à unir des points de vue différents et à faire émerger le meilleur de chacun pour atteindre un objectif commun. C’est avec cette posture, résolument orientée vers la protection du public, que je désire briguer la présidence de l’OPQ. Je suis convaincu d’avoir les compétences nécessaires pour assumer cette fonction, mais surtout pour la réaliser dans l’intérêt de la profession et de la population qu’elle sert.