Boîte à outils : arrêt et retour au travail
Bienvenue dans la boîte à outils arrêt et retour au travail.
Dans le but de soutenir votre pratique professionnelle relativement à la recommandation d’un arrêt ou d’un retour au travail, vous trouverez ici différents outils.
Ces outils ne sont pas exhaustifs et surtout ne sont pas prescriptifs. Il s’agit d’outils réflexifs en soutien à la pratique. Le psychologue reste libre de choisir ses outils en fonction de son milieu de pratique, de ses orientations théoriques et de la particularité singulière de ses clients.
Pour en savoir plus, cliquez sur le
à la fin de chacun des items.
1. L’évaluation de la pertinence de l’arrêt de travail – ÉPAT 
L’objectif de cet outil est de soutenir les réflexions du psychologue, tout comme les échanges cliniques avec le client afin d’arriver à une décision éclairée et partagée.
Il s’applique à toutes les étapes de l’évaluation de l’arrêt de travail :
- évaluation initiale,
- réévaluation : prolongation ou retour à l’emploi.
Pour consulter le document Évaluation de la pertinence de l'arrêt de travail (ÉPAT).
Cet outil a été créé par l’OPQ inspiré par les ressources suivantes :
- Approche STAT-C (GMF-U Lévis; Dre Plamondon & Cameron)
- Formulaire d’arrêt de travail pour les médecins de l’Agence suédoise chargée de l’assurance sociale
- Ressources de l’IRSST
2. Évaluation du fonctionnement et limitations fonctionnelles 
Échelles couramment utilisées et éprouvées
- WHODAS 2.0 (version 12 items)
- WHODAS 2.0 (version 12 items – français) – Enquêteur
- WHODAS 2.0 (version 12 items – français) – Auto-administrée
- Organisation mondiale de la santé (OMS) - Versions anglophones & manuel
- Fiche d’information de l’INSPQ
- Échelle d’évaluation des absences et de la productivité au travail de Lam (LEAPS) – 7 items
- Questionnaire du fonctionnement social (QFS) – 16 items
Autres ressources
- Tableau terminologie – liens entre les capacités cognitives, émotionnelles et l’impact fonctionnel au travail (GMF-U Lévis)
- Fiches informatives des outils de mesure de l’IRSST
3. Guides et ressources retour au travail 
- Foire aux questions de l’IRSST sur le retour au travail
- Vignette clinique trouble mental (stress intense au travail)
4. Glossaires et terminologies 
Arrêt de travail au moment opportun
Un arrêt de travail au moment opportun pour des raisons de santé mentale est une interruption temporaire des activités professionnelles, justifiée par des limitations/incapacités au travail ainsi que par un besoin de rétablissement psychologique. L’arrêt de travail au moment opportun vise à retirer le client ni trop prématurément ni trop tardivement, en amont d’une rupture de fonctionnement.
Glossaires
5. Arrêt de travail : droits et compensations financières 
- Educaloi : les absences au travail pour des raisons de santé
- Guide pour les consommateurs de l’ACCAP (ex. : Guide sur l’assurance invalidité)
- Invalidité et assurance traitement pour les employés de la fonction publique
6. Formulaire d’arrêt de travail 
Il existe différents formulaires d’arrêt de travail selon le type d’assureur ou de tiers payeur. Certains exigent que les informations soient indiquées dans un formulaire préétabli, alors que d’autres acceptent que le professionnel utilise son propre outil de communication. Le psychologue devrait donc s’informer auprès de son client ou auprès de l’assureur pour connaître les exigences de la partie qui versera les indemnisations financières pendant l’arrêt.
Notons que les formulaires préétablis sont relativement succincts et que la section réservée au professionnel se remplit relativement rapidement. Les assureurs sont bien conscients des enjeux touchant l’accessibilité des soins, et ils ont récemment révisé leur formulaire afin d’alléger la charge administrative des professionnels.
Tableau des formulaires
Dans le tableau ci-dessous, vous retrouverez les différents formulaires en fonction de son milieu de travail et du type d’assureur.
| Types d'assureur | Lien vers le formulaire | Psychologue autorisé à signer le formulaire | Autres commentaires |
| Assureur privé | Formulaire normalisé de l'ACCAP | En déploiement – vérifier auprès du client et de l’assureur. L’OPQ continue ses représentations auprès de l’ACCAP. |
À noter que le formulaire normalisé n’est pas encore adopté par tous les assureurs. Il se peut donc que votre client vous présente un autre formulaire. |
| Service Canada | Certificat médical, prestations de maladie de l’assurance-emploi | Oui | |
| Employeurs - autoassureurs | Se renseigner auprès des RH. | Se renseigner auprès des RH. | Concernent les employés de la fonction publique et certains salariés de grandes entreprises. |
| Si la personne n’a pas de couverture d’assurance, elle pourrait peut-être bénéficier de l’aide financière de dernier recours – voir la boîte à outils Contraintes de santé. | |||
Précisions concernant les prestations d’assurance-emploi
- La longueur des formulaires peut varier si le client est en invalidité courte durée ou longue durée.
- Les définitions d’invalidité courte durée et longue durée peuvent varier d’un contrat d’assurance à l’autre.
- Les conditions et montants de prestation varient d’un contrat d’assurance à l’autre.
Afin de bien accompagner votre client dans ces démarches cliniques administratives, il convient de lui demander de se renseigner auprès de son employeur.
Conseils pratiques pour remplir facilement et efficacement les formulaires
- Ne laissez pas de case vide.
- Soyez précis et factuel : inscrire des informations factuelles qui démontrent l’incapacité à travailler.
- À la rubrique diagnostic, indiquez l’état de santé mentale ou psychologique justifiant l’arrêt de travail. Selon la situation :
- les symptômes invalidants;
- un diagnostic provisoire;
- ou le diagnostic de son client.
- Fournissez des informations sur le plan de traitement
- Fournissez des renseignements sur l’évolution et pronostic attendus
- Demander le consentement de votre client pour répondre aux questions de l’assureur, si ce dernier communiquait avec vous. Ce consentement doit être libre, éclairé et spécifique.
7. FAQ – arrêt de travail 
Comment évaluer (ou réévaluer) la durée d’un arrêt de travail?
Il est courant que les arrêts de travail dans des contextes de santé mentale ou d’épuisement professionnel soient recommandés par étape de 4 semaines. Cette indication n’est qu’un repère et n’est pas une norme établie. En effet, les psychologues savent bien qu’en matière de santé mentale, il peut être difficile de prédire l’évolution des symptômes et de la situation de la personne, surtout en phase aiguë. Face à un même trouble, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, dont les facteurs émotionnels, cognitifs, psychosociaux et environnementaux, les ressources internes de la personne et ses expériences passées.
La détermination de la durée de l’arrêt de travail et l’organisation d’un retour progressif, s’il y a lieu, doivent donc se faire au cas par cas et reposer principalement sur le jugement professionnel du psychologue, de sorte qu’il puisse adapter ses recommandations à la réalité intrinsèque du client.
Est-il nécessaire de poser un diagnostic pour recommander un arrêt de travail?
Non, un diagnostic n’est pas toujours nécessaire afin de recommander un arrêt de travail.
En effet, un arrêt de travail ou un « congé de maladie » peut s’avérer cliniquement pertinent lorsqu’une personne n’est plus en mesure de travailler en raison d’un problème de santé, même si elle n’a pas un diagnostic franc et établi au moment de la recommandation.
Par exemple, il arrive que des médecins indiquent « fatigue physique » ou « fatigue intense » lorsque l’état de la personne qui consulte la rend inapte au travail. La compréhension des symptômes s’affinera en fonction de l’évolution de la situation et des renouvellements de l’arrêt de travail, le cas échéant.
Une personne peut présenter des symptômes de troubles mentaux sans nécessairement satisfaire aux critères diagnostiques des nomenclatures reconnues, et pourrait néanmoins avoir besoin d’un arrêt de travail. Un psychologue pourrait donc écrire « épuisement professionnel » sur le certificat d’arrêt de travail s’il évalue que son client est « en burnout » et a besoin d’un arrêt de travail. Il pourrait aussi indiquer « symptômes dépressifs situationnels » pour qualifier l’état d’un client qui vient de perdre un être cher, sans pour autant que le client réponde aux critères diagnostiques d’un trouble dépressif caractérisé. Le psychologue pourrait juger que ce client n’est pas en état de travailler en raison de ce choc émotionnel.
Rappelons également que les diagnostics peuvent être évolutifs. Ainsi, le client qui présente des « symptômes dépressifs situationnels » pourrait par la suite présenter un trouble d’adaptation avec humeur dépressive ou même un trouble dépressif caractérisé et avoir besoin d’un prolongement de son arrêt de travail lors de la réévaluation de sa situation.
Ainsi, dans la section Diagnostic ou Diagnostic médical d’un formulaire préétabli par l’assureur, ou dans son propre certificat, le psychologue pourrait, selon la situation, indiquer :
- les symptômes invalidants;
- un diagnostic provisoire;
- ou le diagnostic de son client.
Par ailleurs, il est possible que l’assureur du client contacte le psychologue (en tant que professionnel ayant émis le certificat d’arrêt de travail) afin de mieux comprendre les motifs justifiants ledit arrêt; il serait pertinent que le psychologue informe son client de cette possibilité. Il pourrait préciser que, dans une telle situation, il aura besoin de son consentement pour communiquer avec l’assureur et que tous deux devront se mettre d’accord sur les informations pertinentes à transmettre et sur les frais associés à ces échanges, le cas échéant.
Une évaluation médicale complémentaire peut-elle être exigée afin que le diagnostic du psychologue soit reconnu, notamment en contexte de recommandation d’un arrêt de travail?
L’établissement de certains diagnostics de santé mentale nécessite parfois que le psychologue ait accès à des informations médicales d’ordre physiologique.
C’est au psychologue de déterminer s’il possède l’information suffisante pour poser un diagnostic ou si une évaluation médicale complémentaire est requise. Cette dernière peut toutefois être exigée par certains assureurs. Aussi, dans l’éventualité où un client n’a pas de médecin de famille, le psychologue pourrait le diriger vers une infirmière praticienne ou un guichet d’accès en première ligne.
Si vous ne trouvez pas réponse à vos questions, écrivez-nous en complétant ce formulaire ou laissez-nous un message sur la boîte vocale au 514 738-1881 ou 1 800 363-2644, poste 270.
Mise à jour - 10 avril 2026