Agrégateur de contenus

Le sommeil, une porte d’entrée sur la santé physique, cognitive et psychologique

Martin LauzierDre Mélanie Vendette, psychologue
Neuropsychologue et clinicienne, elle pratique au Centre d’études avancées en médecine du sommeil (CÉAMS) ainsi qu’au Département de santé physique de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.

 

Martin LauzierDre Marie-Hélène Pennestri, psychologue
Chercheuse et clinicienne à la Clinique du sommeil de l’Hôpital en santé mentale Rivière-des-Prairies (CIUSSS-NIM), elle est également professeure agrégée au Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling de l’Université McGill.


 


La plupart des personnes qui consultent un professionnel de la santé rapportent des plaintes par rapport à leur sommeil, mais, malheureusement, les professionnels sont souvent mal outillés pour les aider. Ces plaintes concernent le plus souvent une insatisfaction par rapport à la quantité ou encore à la qualité du sommeil. Un sentiment de fatigue ou encore, dans certains cas, de la somnolence diurne peuvent aussi être rapportés. Il s’agit d’un problème de société important, considérant qu’environ 40 % de la population canadienne souffre d’un problème de sommeil, qu’il s’agisse d’insomnie occasionnelle (de 25 à 30 %) ou encore d’insomnie chronique (de 10 à 15 %) (Morin et al., 2011). Bien que l’insomnie soit le trouble du sommeil le plus prévalent et le plus souvent révélateur d’un trouble de santé mentale, n’oublions pas qu’il existe aussi plus de 80 diagnostics de troubles du sommeil différents (American Academy of Sleep Medicine [AASM], 2014) et que les causes d’un sommeil perturbé peuvent être multiples et ainsi parfois révéler la présence d’un autre problème de santé. En effet, il existe une interrelation très claire entre le sommeil et la santé tant physique, cognitive que psychologique. Ainsi, le sommeil peut être considéré comme un baromètre de l’état de santé global et mérite une attention particulière. C’est pourquoi prendre le temps de bien comprendre la nature de la plainte des difficultés de sommeil peut aider le psychologue clinicien à mieux orienter son diagnostic clinique et à envoyer le client consulter une équipe médicale ou rechercher de l’aide dans un laboratoire de sommeil au besoin. Voyons d’abord comment certaines perturbations du sommeil peuvent en réalité être associées à l’émergence d’un problème de santé mentale. Nous verrons ensuite comment certains problèmes de santé physique peuvent avoir un impact sur la qualité du sommeil et se révéler par une plainte au sujet du sommeil. Finalement, nous couvrirons brièvement certains problèmes de sommeil qui peuvent, en fait, être le reflet d’un trouble neurocognitif.

Perturbations du sommeil et problème de santé mentale
Les troubles du sommeil sont particulièrement fréquents dans les désordres psychiatriques. La relation entre le sommeil et la santé mentale est bidirectionnelle (Alvaro et al., 2013), et ce, en raison du fait que les neurotransmetteurs du cerveau qui permettent la régulation du sommeil sont aussi impliqués dans la régulation de l’humeur.

L’insomnie et, dans certains cas, l’hypersomnie font même partie des symptômes de la dépression, mais de plus en plus de données scientifiques témoignent que les perturbations du sommeil peuvent précéder la survenue d’un état dépressif (Jaussent et al., 2011). En effet, dans les cas de dépressions récidivantes notamment, la plainte d’insomnie précède la survenue d’un épisode dépressif dans plus de la moitié des cas (Ohayon et Roth, 2003). Les plaintes rapportées chez les patients dépressifs sont le plus souvent associées à des difficultés à maintenir le sommeil ou encore reliées à un éveil précoce le matin.

Les troubles d’anxiété sont également souvent imbriqués avec les troubles du sommeil et de l’humeur, et les patients rapportent souvent des plaintes similaires à celles des personnes dépressives : insomnie de maintien et éveil matinal précoce. Par ailleurs, ce qui caractérise le plus souvent les patients avec une anxiété généralisée est leur difficulté à se désactiver mentalement au moment du coucher et pendant la nuit, ce qui conduit à des difficultés à amorcer le sommeil et à une fragmentation du sommeil (Schröder, Micoulaud-Franchi et Bourgin, 2019).

Bien qu’il soit impossible de couvrir ici tous les troubles psychiatriques, il est bon de savoir que des perturbations du sommeil sont également observées fréquemment en comorbidité avec d’autres troubles de santé mentale, tels le syndrome de stress post-traumatique et la schizophrénie. Questionner et traiter les problèmes de sommeil de façon concomitante aux troubles psychiatriques est non seulement souhaitable, mais souvent même nécessaire afin de réduire les symptômes psychiatriques.

Perturbations du sommeil et problème de santé physique
Le sommeil est un important régulateur de la fonction endocrino-métabolique et c’est pourquoi une réduction, même partielle, de sommeil aura un effet négatif sur l’état de santé physique (Spiegel et Copinschi, 2019). Or, l’inverse est tout aussi vrai. Ainsi, l’émergence de difficultés de sommeil peut être le résultat d’une perturbation du système endocrinien ou hormonal ou encore pourrait être liée à une maladie métabolique non traitée, comme un diabète. 

Un grand nombre de personnes qui rapportent une plainte par rapportde leur sommeil vont aussi rapporter un sentiment de fatigue. Or, la fatigue n’est pas un symptôme spécifique dû à un manque de sommeil et peut tout aussi bien être attribuable à un autre problème de santé physique ou mentale. Il importe d’ailleurs de bien différencier la fatigue de la somnolence diurne excessive, qui se caractérise plutôt par une tendance à s’endormir en plein éveil pendant les situations d’attention diminuée (par exemple lorsqu’on est passager en voiture). Souvent, cette somnolence peut être due à un déficit ou à une mauvaise qualité de sommeil. Un des questionnaires auto-administrés les plus utilisés est le Epworth Sleepiness Scale (ESS) (Johns, 1991), aussi disponible en français. Celui-ci peut permettre de détecter facilement un niveau de somnolence pathologique. Face à la présence d’un problème de somnolence diurne excessive, une étiologie médicale peut être suspectée. En effet, bien que la somnolence diurne puisse être associée à un manque de sommeil lié à l’insomnie, elle pourrait être attribuable à la présence d’un autre problème de santé ou d’une atteinte de l’organicité du sommeil, tel qu’un syndrome de mouvements périodiques des jambes en sommeil ou encore un syndrome d’apnées obstructives du sommeil.

En effet, un problème de sommeil qui pourrait, entre autres, être confondu avec les symptômes d’un désordre d’insomnie chronique est le syndrome des mouvements périodiques de jambes en sommeil, qui se caractérise par la survenue de mouvements stéréotypés des membres inférieurs au cours du sommeil (AASM, 2014), dont la prévalence augmente avec l’âge (Pennestri et al., 2006). Les personnes qui en sont atteintes pourraient rapporter un sommeil « agité », mais elles n’en sont pas toutes nécessairement conscientes – il arrive qu’on ne ressente pas les effets de ces mouvements. Or, chez certains, la qualité du sommeil s’en trouve affectée. Seul un enregistrement polygraphique complet du sommeil (polysomnographie) pourrait permettre de détecter cette condition. Le syndrome des mouvements périodiques des jambes en sommeil se présente souvent en comorbidité (80 % des cas) avec un syndrome d’impatiences musculaires à l’éveil, aussi appelé le syndrome des jambes sans repos (Montplaisir et al., 1997). Le syndrome d’impatiences musculaires à l’éveil est un trouble sensorimoteur caractérisé par un besoin irrésistible de bouger les jambes en raison d’un inconfort au niveau des membres inférieurs (International Restless Legs Syndrome Study Group [IRLSSG], 2012). Une suspicion de ce syndrome peut être relevée à l’aide du questionnaire « International Restless Legs Syndrome Study Group rating scale » (IRLS) ou par une entrevue clinique (Walters et al., 2003). Or, selon la sévérité d’atteinte chez le  patient, cette condition peut avoir un impact sur la capacité à amorcer le sommeil, puisque les sensations désagréables surviennent typiquement en soirée ou au moment de l’endormissement. Ainsi, en présence d’un patient se plaignant spécifiquement d’une difficulté d’endormissement, il serait pertinent de le questionner sur la présence de sensations désagréables dans ses jambes en soirée, et de demander une investigation médicale s’il y a lieu.

Au sujet du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS), il est essentiel à investiguer dans tous les cas de plaintes au sujet du sommeil, car la symptomatologie de cette pathologie pulmonaire est facilement confondue avec plusieurs autres problèmes de santé physique, cognitive et psychologique. Le SAOS se caractérise par une diminution ou un arrêt du flux respiratoire pendant le sommeil se manifestant surtout dans la deuxième partie de la nuit et pouvant occasionner des symptômes d’insomnie de maintien ou d’éveil matinal précoce. Un SAOS est très fréquemment détecté dans les cas d’insomnie chronique (29-67 %) (Luyster et al., 2010). La personne a rarement conscience de la survenue des arrêts respiratoires ou du ronflement souvent associé, dont il vaut mieux d’être investigués auprès un proche. Néanmoins, la personne atteinte du SAOS peut rapporter de la sécheresse buccale au lever matinal ainsi que des céphalées. Le sommeil est souvent décrit comme étant non récupérateur; la personne peut même rapporter se sentir plus fatiguée à son réveil que la veille au coucher (Myers et al., 2013). La somnolence diurne excessive fait partie des principales plaintes. Un questionnaire très simple à administrer et qui offre une forte spécificité, le « STOP-bang » (Chung et al., 2014), est disponible en français. Le SAOS a de nombreuses conséquences sur la santé physique et est considéré comme un facteur de risque non négligeable associé au développement, notamment, de divers troubles cardiovasculaires (Gottlieb et al., 2010), en plus d’être associé à un risque accru d’accident de la route (Ellen et al., 2006). Le SAOS a également un impact sur la santé mentale : en effet, le traitement du SAOS peut améliorer l’humeur et le niveau d’anxiété (Garbarino et al., 2020). De plus, le SAOS est la cause de troubles du fonctionnement neurocognitif (Gagnon et al., 2014) et représente un facteur de risque de démence associé au vieillissement (Legault et al., 2021).

Perturbations du sommeil et problème neurocognitif
De très nombreuses études ont démontré le rôle du sommeil dans la consolidation des apprentissages en mémoire à long terme (Maquet, 2001). L’analyse du sommeil peut maintenant permettre d’identifier des modifications en lien avec l’émergence d’un trouble neurodégénératif ou d’un déclin neurocognitif (Fantini, 2021). Notamment, une parasomnie connue sous le nom de trouble comportemental en sommeil paradoxal (TCSP) est désormais reconnue comme étant la manifestation d’un prodrome associé à une démence en installation, le plus souvent due à un désordre parkinsonien (Postuma et al., 2009). Le TCSP se caractérise par la survenue de comportements, le plus souvent violents, associés au contenu des rêves. Le TCSP peut être facilement confondu avec la manifestation d’épisodes de somnambulisme. Pour les différencier, noter que les épisodes d’agitation dus à un TCSP se manifestent généralement au cours du sommeil paradoxal, qui a lieu en fin de nuit, alors que le somnambulisme se produit au cours du sommeil lent profond, qui a plutôt lieu en début de nuit. De plus, les personnes qui présentent un TCSP gardent un souvenir détaillé du contenu onirique associé à l’épisode d’agitation, ce qui est rarement le cas chez les somnambules. Un questionnaire, le « REM sleep behavior disorder screening questionnaire » (RSBDQ) (Stiasny-Kolster et al., 2007), peut être utilisé afin de mettre en lumière une suspicion de TCSP; il existe dans 21 langues dont le français.

Les troubles du sommeil sont aussi fréquents dans les troubles neurodéveloppementaux, notamment dans le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) et dans le trouble du spectre de l’autisme (TSA). Une investigation détaillée du sommeil est essentielle au diagnostic différentiel, particulièrement dans le cas d’un TDA/H, afin d’éliminer la présence d’un trouble du sommeil qui pourrait mimer la symptomatologie. Ceci est particulièrement vrai dans les cas de SAOS ou encore de syndrome d’impatiences musculaires à l’éveil avec ou sans mouvements périodiques des jambes en sommeil, qui peuvent être présents depuis l’enfance et expliquer tout aussi bien le tableau clinique et neurocognitif. Par ailleurs, on trouve une forte prévalence de troubles du sommeil avec le TDA/H, même chez les enfants, chez qui il est fréquent de remarquer un retard dans les phases du sommeil, notamment (Konofal et al., 2010). Les comorbidités associées au TDA/H augmentent la sévérité des symptômes, ce qui peut avoir des répercussions sur le plan de traitement, d’où l’importance de bien investiguer le sommeil lors des évaluations clinique pour une personne vivant avec un TDA/H. Une très forte prévalence de troubles du sommeil existe également chez les personnes vivant avec un TSA. En moyenne, 65 % des enfants avec un TSA présentent un sommeil perturbé (Richdale, 2001), et leurs difficultés de sommeil demeurent persistantes à l’âge adulte. Les personnes vivant avec un TSA présentent souvent des symptômes d’insomnie d’initiation, mais qui pourraient s’avérer dus à un dérèglement du rythme circadien veille-sommeil. En effet, un retard de la phase de sommeil est souvent identifié dans le TSA (Carmassi et al., 2019).

Conclusion
Au même titre que l’alimentation et l’exercice physique, le sommeil gagne à être considéré comme le troisième pilier d’une bonne santé (Chaput et al., 2018). Le sommeil peut en dire long sur l’état de santé d’un individu. N’oublions pas que la relation entre le sommeil et la santé est bidirectionnelle. Donc, autant le manque de sommeil peut mener à des problèmes de santé physique, cognitive ou mentale, l’inverse est tout aussi possible. Ainsi, une plainte de symptômes d’insomnie peut en réalité être la symptomatologie d’une tout autre pathologie, que l’on pense au syndrome d’apnées obstructives du sommeil, au syndrome des mouvements périodiques des jambes en sommeil ou encore au syndrome d’impatiences musculaires à l’éveil. Une plainte en apparence d’insomnie peut aussi être reliée à la présence d’un trouble neurodéveloppemental, voire d’une maladie neurodégénérative en émergence. Face à une plainte de perturbations du sommeil, il importe ainsi de poser des questions afin de préciser la nature des difficultés. La plainte concerne-t-elle un problème d’initiation ou de maintien du sommeil? La personne est-elle agitée dans son sommeil? A-t-elle noté la présence de somnolence diurne excessive? Il existe plusieurs questionnaires de dépistage des troubles du sommeil. L’index de sévérité de l’insomnie (ISI) (Morin, 1993) permet de préciser la nature des symptômes d’insomnie. Un autre questionnaire couramment utilisé afin d’évaluer la qualité du sommeil est le « Pittsburgh Sleep Quality Index » (PSQI) (Buysse et al., 1989). Pour connaître l’éventail des questionnaires d’auto-évaluation du sommeil, il est possible de consulter l’article de Richaud et al. (2021).


Bibliographie
Alvaro, P. K., Roberts, R. M. et Harris, J. K. (2013). A systematic review assessing bidirectionality between sleep disturbances, anxiety, and depression. Sleep, 36(7), 1059-1068.

American Academy of Sleep Medicine (AASM). (2014). International classification of sleep disorders (ICSD-3) (3e  édition), Darien, IL : AASM.

Buysse, D. J., Reynolds, C. F., Monk, T. H., Berman, S. R. et Kupfer, D. J. (1989). The Pittsburgh Sleep Quality Index: A new instrument for psychiatric practice and research. Psychiatry Reearch, 28(2), 193-213.

Carmassi, C., Palagini, L., Caruso, D., Masci, I., Nobili, L., Vita, A. et Dell’Osso, L. (2019). Systematic review of sleep disturbances and circadian sleep desynchronization in autism spectrum disorder: Toward an integrative model of a self-reinforcing loop. Frontiers in Psychiatry, 10, 366.

Chaput, J. P., Dutil, C. et Sampasa-Kanyinga, H. (2018). Sleeping hours: What is the ideal number and how does age impact this? Nature and Science of Sleep, 10, 421-430.

Chung, F., Yang, Y., Brown, R. et Liao, P. (2014). Alternative scoring models of STOP-bang questionnaire improve specificity to detect undiagnosed obstructive sleep apnea. Journal of Clinical Sleep Medecine, 10(9), 951-958.

Ellen, R. L., Marshall, S. C., Palayew, M., Molnar, F. J., Wilson, K. G. et Man-Son-Hing, M. (2006). Systematic review of motor vehicle crash risk in persons with sleep apnea. Journal of Clinical Sleep Medicine, 2(2), 193-200. 

Fantini, M. L. (2021). Le sommeil, une fenêtre sur la neuro-dégénérescence. L’apport de l’analyse du sommeil dans les maladies neurodégénératives. Pratique neurologique-FMC, 12(1), 1-5.

Garbarino, S., Bardwell, W. A., Guglielmi, O., Chiorri, C., Bonanni, E. et Magnavita, N. (2020). Association of anxiety and depression in obstructive sleep apnea patients: A systematic review and meta-analysis. Behavioral Sleep Medecine, 18(1), 35-57.

Gagnon, K., Baril, A. A., Gagnon, J. F., Fortin, M., Décary A., Lafond, C., Desautels, A., Montplaisir, J. et Gosselin, N. (2014). Cognitive impairment in obstructive sleep apnea [Troubles cognitifs dans l’apnée obstructive du sommeil]. Pathologie biologie, 62(5), 233-240.

Gottlieb, D. J., Yenokyan, G., Newman, A. B., O’Connor, G. T., Punjabi, N. M., Quan, S. F., Redline, S., Resnick, H. E., Tong, E. K., Diener-West, M. et Shahar, E. (2010). Prospective study of obstructive sleep apnea and incident coronary heart disease and heart failure: The sleep heart health study. Circulation, 122(4), 352-360.

International Restless Legs Syndrome Study Group (IRLSSG). (2012). IRLSSG Diagnostic Criteria for RLS. Repéré à : www.irlssg.org 

Jaussent, I., Bouyer, J., Ancelin, M. L., Akbaraly, T., Pérès, K., Ritchie, K., Besset, A. et Dauvilliers, Y. (2011). Insomnia and daytime sleepiness are risk factors for depressive symptoms in the elderly. Sleep, 34(8), 1103-1110.

Johns, M.W. (1991). A new method for measuring daytime sleepiness: the Epworth Sleepiness Scale. Sleep, 14, 540-545.

Konofal, E., Lecendreux, M. et Cortese, S. (2010). Sleep and ADHD. Sleep Medicine, 11(7), 652-658.

Legault, J., Thompson, C., Martineau-Dussault, M.-È., André, C., Baril, A.-A., Martinez Villar, G., Carrier, J. et Gosselin, N. (2021). Obstructive sleep apnea and cognitive decline: A review of potential vulnerability and protective factors. Brain Sciences, 11(6), 706.

Luyster, F. S., Buysse, D. J. et Strollo, P. J. (2010). Comorbid insomnia and obstructive sleep apnea: Challenges for clinical practice and research. Journal of Clinical Sleep Medicine, 6(2), 196-204.

Maquet, P. (2001). The role of sleep in learning and memory. Science, 294(5544), 1048-1052.

Montplaisir, J., Boucher, S., Poirier, G., Lavigne, G., Lapierre, O. et Lespérance, P. (1997). Clinical, polysomnographic and genetic characteristics of restless legs syndrome: A study of 133 patients diagnosed with new standard criteria. Movement Disorders, 12(1), 61-65.

Morin, C. M. (1993). Insomnia: Psychological assessment and management. New York, NY : Guilford Press.

Morin, C. M., LeBlanc, M., Bélanger, L., Ivers, H., Mérette, C. et Savard, J. (2011). Prevalence of insomnia and its treatment in Canada. Canadian Journal of Psychiatry, 56(9), 540-548.

Myers, K. A., Mrkobrada, M. et Simel, D.L. (2013). Does this patient have obstructive sleep apnea? The rational clinical examination systematic review. JAMA, 310(7), 731-741.

Ohayon, M. M. et Roth, T. (2003). Place of chronic insomnia in the course of depressive and anxiety disorders. Journal of Psychiatric Research, 37(1), 9-15.

Pennestri, M. H., Whittom, S., Adam, B., Petit, D., Carrier, J. et Montplaisir, J. (2006). PLMS and PLMW in healthy subjects as a function of age: Prevalence and interval distribution. Sleep, 29(9), 1183-1187. 

Postuma, R. B., Gagnon, J. F., Vendette, M. et Montplaisir, J. Y. (2009). Idiopathic REM sleep behavior disorder in the transition to degenerative disease. Movement Disorders, 24(15), 2225-2232.

Richaud, A., Lopez, R., Gard, S. et Micoulaud Franchi, J. A. (2021). Outils de dépistage des troubles du sommeil en psychiatrie [Screening tools for sleep disorders in psychiatry]. Encyclopédie médico-chirurgicale, 37, 680-A, 06.

Richdale, A. (2001). Sleep in children with autism and Aspergers syndrome. In G. Stores & L. Wiggs (Eds.), Sleep disturbance in children and adolescents with disorders of development: Its significance and management . Cambridge : University Press, 181-191.

Schröder, CM., Micoulaud-Franchi, J.A. et Bourgin P. (2019). Psychiatrie et sommeil. Les troubles du sommeil. 3e ed. Paris : Masson, 341-362.

Spiegel, K. et Copinschi, G. (2019) Fonction endocrino-métabolique et sommeil (chapitre 22). Les troubles du sommeil (3e édition). Paris : Masson, 325-339. 

Stiasny-Kolster, K., Mayer, G., Schäfer, S., Möller, J. C., Heinzel-Gutenbrunner, M. et Oertel, W. H. (2007). The REM sleep behavior disorder screening questionnaire: A new diagnostic instrument. Movement Disorder, 22(16), 2386-2393.

Walters, A. S., LeBrocq, C., Dhar, A., Hening, W., Rosen, R., Allen, R. P. et Trenkwalder, C. (2003). International Restless Legs Syndrome Study Group. Validation of the International Restless Legs Syndrome Study Group rating scale for restless legs syndrome. Sleep Medicine, 4(2), 121-132.