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L’évaluation de la douance intellectuelle

Dre Isabelle Marleau, psychologue | Directrice de la qualité et du développement de la pratique

 

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juin 2021

Actuellement, plus de 1000 psychologues mentionnent que l’évaluation de la douance intellectuelle fait partie de leur offre de services, soit un peu plus d’un sur huit. En l’absence de définition claire ou de lignes directrices québécoises ou canadiennes, comment s’y retrouver? Cette chronique propose d’amorcer une réflexion sur les bonnes pratiques quant à l’évaluation de la douance intellectuelle, un domaine de recherche et de pratique en développement. Nous tenons d’ailleurs à remercier les experts qui ont commenté, révisé et enrichi ce texte.

La terminologie
Soulignons d’emblée que les enfants peuvent présenter des talents, des aptitudes exceptionnelles ou des compétences particulières dans divers domaines, notamment les arts visuels, la musique ou les sports. Ici, nous réservons le terme douance à la douance intellectuelle, qui peut se comprendre comme un niveau de fonctionnement intellectuel supérieur à la norme d’une population donnée1. Les psychologues, en raison de leur expertise, possèdent les compétences leur permettant d’identifier la douance intellectuelle. Les expressions « haut potentiel intellectuel (HPI) » et « précocité intellectuelle », ainsi que le qualificatif de « surdoué », se rapportent à la douance intellectuelle2. La douance ne constitue pas un trouble mental : elle n’est pas répertoriée dans les classifications les plus reconnues des troubles mentaux, soit le DSM-5 et la CIM-11.

La conception de la douance et la mesure de l’intelligence
Lorsqu’on traite de douance, il importe d’abord de se questionner sur la mesure de l’intelligence et sa définition, de vastes domaines pour lesquels plusieurs questions demeurent (et qui ne seront pas discutées ici). Entre autres, y a-t-il un facteur d’intelligence générale commun et prédicteur de réussite, ou l’intelligence comporte-t-elle plutôt de multiples facettes? Malgré l’absence d’un consensus, on peut concevoir l’intelligence comme la capacité à penser, à réfléchir, à comprendre, à s’adapter et à agir (Flanagan et al., 2013; Hunt, 2012; Schneider et McGrew, 2012; Sternberg, 2000).

La plupart des tests d’intelligence utilisés actuellement sont basés sur la théorie des capacités cognitives de Cattell-Horn-Carroll (Flanagan et al., 2013; Schneider et McGrew, 2012). Les modèles factoriels de l’intelligence et la composante de l’intelligence, souvent nommée « facteur g » et mesurée par un test de quotient intellectuel (QI), sont présents dans plusieurs modèles explicatifs de la douance parmi les plus cités, notamment la théorie triarchique (Sternberg, 1985; 1988; 2000), la théorie des intelligences multiples (Gardner, 1983; 2006) et le modèle des trois anneaux (Renzulli, 1978; 1986; 2002; 2005)3. Outre l’intelligence, ces conceptions de la douance proposent par ailleurs que d’autres caractéristiques soient aussi prises en compte dans l’évaluation, ces dernières pouvant varier selon les auteurs. Or, le choix des variables à prendre en compte gagnerait à être guidé par le motif de consultation, l’objectif de l’évaluation psychologique ainsi que les besoins de la personne. Nous y reviendrons.

Bien que les modèles aient évolué vers une utilisation moins rigide d’un critère intellectuel, la mesure du QI demeure la condition la plus répandue dans l’identification de la douance intellectuelle (Carman, 2013). Cette dernière renvoie à une conceptualisation normative du fonctionnement intellectuel, l’enfant doué se distinguant d’abord par le fait qu’il diffère de la norme, de la moyenne de ses pairs. Ainsi, il est possible d’être doué, mais à des degrés différents. À titre d’exemple, les enfants ayant un QI à trois écarts-types au-dessus de la moyenne sont différents quant à leurs besoins en ce qui a trait aux mesures éducatives par rapport aux enfants ayant un QI à deux écarts-types au-dessus de la norme.

Ainsi, la personne douée intellectuellement est celle qui obtient des résultats très supérieurs aux tests de QI. Or, le choix du point de coupure est arbitraire et il ne fait pas consensus parmi les experts. La majorité des recherches mentionnent un seuil où un enfant obtient des résultats se situant dans le 2 % supérieur à une mesure de capacités cognitives globales (ou au moins deux écarts-types au-dessus de la moyenne, soit un QI de 130 et plus), par rapport aux enfants du même âge ayant eu des possibilités d’apprentissage semblables. En effet, le fonctionnement hors norme est historiquement conçu en psychologie comme celui qui se situe à plus de deux écarts-types de la moyenne (Silverman, 2009)4.

Bien que le seuil de détection de la douance puisse être arbitraire et varier selon l’objectif ou le mandat poursuivi, nous recommandons la ligne de conduite suivante : aux échelles de Wechsler (ou leur équivalent), un résultat à l’échelle globale de quotient intellectuel (EGQI) ou un résultat à l’échelle d’aptitude intellectuelle générale (IAG) de 130 ou plus (test ayant un intervalle de confiance de 95 %). Or, il ne faut pas que cette balise occulte le jugement clinique du psychologue. Par exemple, cela laisserait une flexibilité pour un EGQI à 126, par exemple, le rationnel étant que la douance implique une mesure de QI globale égale ou supérieure à deux écarts-types au-dessus de la moyenne; on retient une douance lorsque le résultat est inclus dans la marge d’erreur du test. Il faut garder en tête que la douance intellectuelle s’inscrit dans un continuum et ne devrait pas être conçue comme étant dichotomique. Notons enfin qu’il n’y a pas de profil intellectuel spécifique qui distingue les personnes douées de celles qui ne le sont pas.

Le choix des instruments et l’administration standardisée
Une variété d’instruments et de méthodes peuvent servir à l’évaluation de la douance (voir Cao et al., 2017, pour une revue de la littérature). Rappelons ici l’article 48 de notre Code de déontologie:

« Le psychologue reconnaît les limites inhérentes aux instruments de mesure qu’il utilise et interprète le matériel psychométrique avec prudence, notamment en tenant compte :

1° des caractéristiques spécifiques des tests ou du client qui peuvent interférer avec son jugement ou affecter la validité de son interprétation ;

2° du contexte de l’intervention ;

3° de facteurs qui pourraient affecter la validité des instruments de mesure et nécessiter des modifications quant à l’administration des tests ou à la pondération des normes.  »


La sélection des tests et des procédures d’évaluation doit, entre autres, tenir compte des qualités psychométriques, de la fiabilité, de la validité, des normes et du potentiel effet plafond des instruments retenus (Callahan et al., 2013), ainsi que du but poursuivi par l’évaluation. Peu importe les tests utilisés, ceux-ci doivent être administrés et cotés selon la procédure standardisée, car autrement, on risque d’affecter les qualités de validité et de représentativité des tests et, conséquemment, aucune conclusion formelle ne pourra être tirée. Par exemple, le fait de calculer le résultat à un sous-test en utilisant le meilleur item réussi comme plafond constitue une procédure non standardisée. 

Par ailleurs, les normes étendues, lorsqu’elles existent, peuvent être utiles pour documenter les niveaux élevés de douance (Silverman, 2018; Babcock et al., 2018). Sur le plan qualitatif, le testing des limites peut s’avérer pertinent afin de comprendre certains résultats et parfois pour émettre des hypothèses quant à la problématique présentée, hypothèses qu’il faudra ensuite valider.

De plus, les tests sélectionnés devraient minimiser le biais culturel et être fondés sur un échantillon national représentatif (Valler et al., 2017). Le principe directeur du choix des tests demeure le suivant : dans quelle mesure l’interprétation des résultats est-elle utile au regard du mandat donné au psychologue et des recommandations qu’il aura à faire? En ce sens, aucun test n’est valable à toutes fins ou dans toute situation5.

La multiplication des sources de données
Un principe de base en matière d’évaluation psychologique est l’utilisation de plusieurs mesures (Mcclain et Pfeiffer, 2012; Pfeiffer, 2012; Valler et al., 2017). Pour ce qui est de l’évaluation de la douance, on pense d’abord à des tests des capacités cognitives générales et à une anamnèse classique (historique médical, développemental et familial), mais possiblement aussi à d’autres aspects se rapportant au mandat, soit l’évaluation de la personnalité, de la motivation, des capacités adaptatives, bref de différentes sphères (intellectuelle, émotionnelle, socioaffective ou autre). Aussi, en fonction du degré d’exposition à une scolarisation formelle, on pourrait ajouter notamment l’évaluation de compétences spécifiques, l’évaluation des intérêts et des capacités d’autorégulation, dont la tolérance à la frustration et l’attitude face à la compétition. Dans tous les cas, les observations cliniques sont des éléments essentiels à l’interprétation des données quantitatives (Roeper, 2012; Silverman, 2018).

Quant à la pertinence de recueillir des données à partir de perspectives multiples, on pense aux évaluations des enseignants et d’autres professionnels et intervenants scolaires, aux entretiens avec les parents et aux réponses de ces personnes à des questionnaires. De plus, les dossiers scolaires peuvent contenir des informations sur le profil de capacités de l’élève, ses forces et son style d’apprentissage, informations permettant parfois d’inférer sur son succès probable dans certains programmes compétitifs et accélérés. Il peut aussi être pertinent de considérer d’autres indicateurs comme les lettres de recommandation, les déclarations d’intérêts, l’engagement dans des activités extracurriculaires et les portfolios (Silverman, 2018).

Le motif de consultation
Il arrive que les besoins des élèves doués en matière de stimulation intellectuelle ne soient pas pris en compte, car les écoles doivent relever le défi d’enseigner au plus grand nombre d’élèves, alors que ces derniers présentent une multitude de capacités et d’intérêts, ainsi que des niveaux distincts de motivation et de préparation aux apprentissages. L’identification des besoins des élèves doués offre un cadre à l’allocation de ressources limitées, pour intégrer ces élèves dans des programmes adaptés à leurs caractéristiques, leur faire sentir que l’école est aussi faite pour eux, leur permettre d’éviter les problèmes de motivation, leur apprendre à faire des efforts, leur proposer des défis stimulants et, finalement, leur donner la possibilité de développer leur potentiel et de s’épanouir (Dai, 2020). Ainsi, l’évaluation des besoins de l’enfant prime l’identification de la douance lorsqu’il est question de services en milieu scolaire. À cet effet, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (2020) est clair : « les évaluations professionnelles ne doivent pas avoir pour visée d’établir un diagnostic ou de placer l’élève dans une catégorie, mais de préciser ses besoins6 ». De même, l’Ordre préconise une approche centrée sur l’identification des besoins pour guider la démarche de toute évaluation en contexte scolaire, non seulement pour la douance, mais également pour d’autres problématiques, dont les troubles neurodéveloppementaux ou les troubles des apprentissages.

Les motifs de consultation au regard de la douance peuvent être très variables d’une personne à l’autre. Des difficultés d’adaptation, des éléments anxieux persistants, des difficultés de socialisation ou d’autorégulation émotionnelle ou comportementale peuvent être à la source de la demande de consultation. Le mandat consiste alors à bien évaluer et à mieux comprendre la source des difficultés ainsi que la problématique vécue, voire à proposer un plan d’intervention afin de rétablir un fonctionnement optimal, de favoriser une meilleure qualité de vie ou un plus grand bien-être psychologique. Cela dit, la douance est habituellement considérée comme un facteur de protection lié à une bonne évolution du développement (Rinn, 2018; Rommelse et al., 2017). En effet, la majorité des personnes douées vivent de façon harmonieuse avec leurs aptitudes et il s’agit pour elles d’un atout pour traverser les difficultés de la vie; seule une minorité de la population douée vit une détresse associée à cet état.

Une évaluation guidée par les besoins et les objectifs pédagogiques
L’évaluation de la douance, lorsqu’elle a comme objectif principal l’accès à des programmes ou à des ressources, ne peut être réalisée indépendamment du contexte. En effet, elle doit tenir compte de la congruence entre (1) les critères retenus et les tests utilisés et (2) les approches pédagogiques disponibles (Pfeiffer, 2013). Les programmes, les services et les ressources disponibles dans l’environnement de l’élève, les ressources du centre de services scolaires et de la communauté devraient orienter le protocole d’évaluation.

Par exemple, en vue de l’admission à un programme impliquant une progression rapide des apprentissages dans lequel on sollicite la pensée analytique et critique, la batterie d’évaluation devrait inclure un test de QI administré individuellement. Par ailleurs, dans une situation où le programme est basé sur l’acquisition de la langue et de langues secondes, une mesure non verbale abrégée des capacités cognitives globales (ayant peu d’exigences verbales) ne semblerait pas un choix de test approprié (Lohman, 2009; Pfeiffer, 2013; Silverman, 2013).

La douance et les troubles concomitants
Il est possible pour un enfant de présenter une douance de manière concomitante à un (ou plusieurs) trouble neurodéveloppemental. Or, tous les critères doivent être remplis, de part et d’autre, pour que la douance soit identifiée et qu’un trouble neurodéveloppemental soit posé de manière concomitante. En raison de la rareté de chacun de ces phénomènes, la prévalence de douance avec trouble concomitant est extrêmement faible (Guay et al., 2020).

Certaines recherches ont montré qu’il n’y a pas plus de psychopathologies chez les enfants doués que dans la population générale et que les psychologues peuvent donc considérer l’adaptation de traitements soutenus empiriquement pour le trouble et le groupe d’âge spécifique lorsque présentés avec ces clientèles douées ayant un trouble concomitant (Foley-Nicpon et Kim, 2018). En ce sens, les troubles anxieux et dépressifs se traitent de la même façon chez un enfant doué, tant qu’on ajuste les interventions au niveau de langage, de compréhension et de maturité de l’enfant.

La douance intellectuelle peut parfois masquer un autre trouble (et vice versa). Alors, l’enfant doué dont le trouble concomitant n’est pas identifié et qui compense en partie ses difficultés par sa douance pourrait bénéficier d’adaptations particulières, d’où la nécessité d’une évaluation rigoureuse et complète. Outre cet effet de masquage qui est fréquemment décrit, la recherche sur les troubles concomitants à la douance en est à ses débuts et ne fait pas consensus, notamment en raison des multiples définitions de la douance qui sont utilisées, rendant difficile la comparaison des résultats d’une étude à l’autre.

Conclusion
Soulignons que la douance est un construit social, dont la conception évolue en fonction de la culture et de l’époque. De plus, les notions de normalité du fonctionnement intellectuel, de fonctionnement sous la norme et de supranormal sont des inventions humaines, arbitrairement déterminées (Dai, 2020; Pfeiffer, 2018).

Or, les psychologues sont responsables de fonder leurs interventions et leurs conclusions cliniques sur des principes scientifiques et professionnels reconnus, notamment en utilisant un processus d’évaluation rigoureux, en multipliant les sources d’informations, en tenant compte des observations directes et indirectes et de l’analyse qualitative et quantitative. La complexité de l’évaluation de la douance reflète la nécessité, pour les psychologues désirant offrir ce service professionnel, d’une solide formation incluant la consultation ou la supervision auprès de pairs experts, et ce, dès que l’intérêt du client l’exige. En terminant, rappelons-nous que de nombreuses personnes qui obtiennent des résultats sous les seuils arbitrairement fixés de la douance se révèlent des êtres exceptionnels et enrichissants, potentiellement en bonne santé mentale, bien dans leur peau et heureux.

 

Notes

1. Les personnes intéressées à explorer les diverses conceptions de la douance sont invitées à consulter le site suivant : https://www.ordrepsy.qc.ca/archives9/-/categories/200321?p_r_p_resetCur=true&p_r_p_categoryId=200321

2. Pour la suite du texte, le terme douance utilisé seul réfère à la douance intellectuelle, afin de faciliter la lecture.

3. Il est intéressant de constater que la composante de l’intelligence est présente dans les modèles d’identification de la douance, mais aussi dans certains modèles explicatifs appartenant au domaine de la psychoéducation.

4. On note actuellement une tendance à retenir un critère plus faible que le traditionnel 2 %, et ce, dans plusieurs autres domaines, où l’on considère un diagnostic de trouble à -1,65 écart-type et non à -2,00 écarts-types.

5. Pour plus d’information sur la question du choix des outils, reportez-vous à la chronique professionnelle intitulée L’utilisation des tests : le recours aux éditions mises à jour.

6. En ce sens, il semble pertinent d’identifier les manifestations de douance plutôt que d’identifier la douance elle-même. En effet, la recherche à tout prix d’identification (le fait de mettre une étiquette) peut porter préjudice à l’enfant dans certaines situations (en créant une pression de performance). Or, dans le cas d’un enfant très performant spécifiquement en mathématiques, par exemple, des services pédagogiques comme une accélération uniquement en mathématique répondent aux besoins et l’évaluation de la douance n’est pas nécessaire si l’enfant est épanoui par ailleurs.

 

Bibliographie

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