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Des dossiers fort stimulants et... des mots pour vous remercier

Dre Christine Grou, psychologue et présidente de l’Ordre des psychologues du Québec - presidence@ordrepsy.qc.ca


Une première rencontre constructive avec l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes

Le 28 janvier dernier, l’Ordre a rencontré l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP), en présence d’une cinquantaine de représentants des compagnies d’assurance. L’objectif principal de cette rencontre était de présenter la portée et les retombées de l’adoption du PL 67, qui permet aux psychologues d’utiliser le terme diagnostic pour désigner leurs conclusions cliniques. Lors de cette rencontre, l’Ordre a précisé que l’évaluation du fonctionnement psychologique et mental étant au coeur de son champ d’exercice, le psychologue est en mesure de documenter les conséquences d’un trouble mental ou de difficultés psychologiques sur les capacités de son client à réaliser son travail. L’Ordre a ainsi souligné que le psychologue est un professionnel tout à fait compétent pour recommander un arrêt ou un retour au travail dans le but de rétablir la santé mentale de son client. Cette rencontre a par ailleurs permis de répondre à plusieurs questions soulevées par les membres de l’ACCAP concernant nos pratiques, notamment en ce qui a trait à la collaboration interprofessionnelle – en particulier avec les médecins et les infirmières praticiennes spécialisées –, à la question pharmacologique ainsi qu’au partage de l’information clinique.

Les réponses fournies et l’éclairage apporté ont été très bien accueillis par les assureurs. Ceux-ci ont manifesté un enthousiasme certain à l’égard des compétences des psychologues et de leur potentielle contribution en la matière. Rappelons que l’ACCAP nous a déjà informés qu’elle a ajusté son formulaire unique de déclaration pour l’assurance invalidité afin que celui-ci puisse être également signé par d’autres professionnels que le médecin. Le dialogue est désormais amorcé et il est clair que d’autres rencontres permettront, au fil du temps, de renforcer la collaboration entre les parties. J’aurai le plaisir de vous faire un compte rendu complet de cette rencontre lors de notre webinaire en direct du 20 mars prochain.

Commission parlementaire sur le projet de loi 15 et ALEC

Le 11 février dernier, l’Ordre a participé aux consultations particulières de la Commission de la santé et des services sociaux au sujet du projet de loi 15 (PL 15). Dans le cadre de ces consultations, l’Ordre s’est notamment prononcé sur l’allègement des processus réglementaires du système professionnel, sur l’autorisation des thérapeutes conjugaux et familiaux (TCF) de pratiquer la psychothérapie sans détenir de permis de psychothérapeute et sur le pouvoir de l’Office des professions de prendre des règlements encadrant la délivrance du permis de psychothérapeute aux titulaires d’autorisations légales délivrées ailleurs au Canada en vertu de l’Accord de libre-échange canadien (ALEC). En ce qui concerne l’ALEC, précisons que l’Office des professions, dans le cadre de ses consultations réglementaires, a commencé les travaux auprès des ordres professionnels et que l’Ordre y participe déjà activement. Nous suivrons ce dossier de près.

Si vous souhaitez prendre connaissance de l’ensemble des commentaires de l’Ordre, nous vous invitons à visionner l’audition parlementaire et à lire le mémoire déposé auprès de la Commission dans le site Web de l’Ordre. La place de l’exploration dans les services en santé mentale Une approche récemment développée aux États-Unis et appelée Gender Exploratory Therapy (GET), une appellation souvent traduite par « thérapie d’exploration de genre », suscite la controverse chez de nombreux experts et des membres de la communauté LGBTQI+. La GET est souvent critiquée pour son manque de fondements scientifiques. Ses détracteurs soutiennent qu’elle ne respecterait pas les principes éthiques fondamentaux et que, sous couvert d’exploration, elle reproduirait les dynamiques des « thérapies de conversion ».

L’Ordre a reçu plusieurs questions à ce sujet. Dans le contexte polarisé des soins offerts à cette clientèle spécifique, est-il possible pour les professionnels de la santé d’explorer avec une personne transgenre ou issue de la diversité de genre ses pensées, ses émotions, ses comportements ou ses habitudes sans verser dans la thérapie de conversion? La réponse est oui. L’Ordre prépare la sortie d’un avis aux membres sur la place de l’exploration dans les services en santé mentale pour la clientèle transgenre et issue de la diversité de genre afin de présenter les balises éthiques et scientifiques à considérer pour offrir une démarche d’exploration respectueuse. Nous vous partagerons ce document dès sa publication, prévue ce printemps.

Cadre de pratique des psychologues scolaires

L’Ordre révise actuellement le cadre de pratique des psychologues scolaires en collaboration avec l’Association québécoise des psychologues scolaires. Rappelons que l’objectif est de mettre à jour ce document quant à l’encadrement légal et administratif en milieu éducatif, aux enjeux éthiques et déontologiques rencontrés dans ce milieu ainsi qu’aux normes de tenue de dossiers selon différents cas de figure. Malheureusement, l’échéancier du projet a été retardé. Nous espérons tenir une consultation auprès des membres sur ce document au début de la rentrée 2026-2027.

Des mots pour vous remercier

En terminant ce dernier mot à titre de présidente, j’aimerais vous adresser mes remerciements. Merci de m’avoir élue à trois reprises. Merci de votre confiance et de votre précieuse collaboration au cours de ces trois mandats. Merci de votre engagement indéfectible auprès de la population. Merci de faire honneur à notre si belle profession. Ce fut un honneur et un privilège pour moi d’être à la tête de notre ordre professionnel et de pouvoir représenter et faire évoluer notre profession.

D’abord, merci à Mme Rose-Marie Charest de m’avoir invitée à siéger au conseil d’administration de l’Ordre. Je tiens à la remercier pour sa confiance dans les dossiers où elle m’a impliquée. Je la remercie sincèrement pour ses précieux conseils.

Merci aux administrateurs et administratrices qui m’ont approchée et encouragée à me présenter à la présidence de l’Ordre alors que je n’y pensais même pas, et qui m’ont soutenue par la suite pendant des années. Un merci particulier à ceux qui m’ont épaulée avant, mais aussi pendant ma mise en candidature, au cours d’une époque chargée de tumultes dans ma vie personnelle.

Merci à mes collègues, patrons et amis de l’hôpital Louis-H.-LaFontaine, qui m’ont vue grandir et qui ont cru en moi, à tel point que j’ai fini par croire moi aussi que je pourrais occuper la fonction de présidente de l’Ordre. Vous m’avez aidée à prendre mon envol et m’avez convaincue de ma compétence et de mon leadership.

Merci également à tous mes collègues psychologues et neuropsychologues du réseau public qui souhaitaient voir une des leurs à la présidence et qui m’ont fait confiance à travers vents, marées et réformes.

Merci aux membres du conseil d’administration. J’ai été incroyablement choyée de votre confiance et de votre soutien indéfectible pendant ces 11 années, sans lesquels je n’aurais jamais été la présidente que j’ai été. Un merci particulier à notre vice-président, qui a toujours cru en moi et qui me voyait à la présidence plus que moi-même. Un merci très spécial au président du comité de gouvernance, pour son appui et son soutien précieux, notamment au cours de la réforme de la gouvernance des ordres.

Merci à mes amis psychologues qui exercent en pratique privée et qui m’ont soutenue par leurs observations et leurs rétroactions.

Merci aux employés de la permanence de l’Ordre pour leur engagement, leur loyauté et leur humanité. Ce n’est pas sans émotion que j’adresse mes remerciements aux membres du comité de direction, qui, au fil des années, m’ont formée à la présidence et ont donné vie à mes orientations. Merci pour vos idées, vos arguments, pour nos discussions toujours animées, pour les projets et les accomplissements que nous avons réalisés, nos larmes partagées en certaines occasions et nos fous rires. Je conserve le sentiment d’avoir été privilégiée de vous avoir auprès de moi. Vous allez me manquer.

J’aimerais terminer par un incomparable merci à ma famille. Merci, Jean-Guy, de m’avoir donné confiance et d’avoir été aux premières loges de cette transition de vie si importante. Merci à mes parents pour leur présence, leur affection et leur constance au cours de ma vie, à la source de ce que je suis devenue et du grand privilège qu’est ma santé psychologique.

À mes enfants, Frédéric et Marie-Laurence, j’aimerais dire ce que vous savez depuis longtemps : je vous aime plus que tout. Vous êtes l’essentiel de ma vie. Vous êtes et serez toujours mes plus grandes sources de bonheur et ma plus grande fierté. Vous êtes magnifiques. Vous êtes mon inspiration. Vous êtes mon ancrage.