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Le titre de psychothérapeute : amélioration du service de référence en ligne

Le titre de psychothérapeute : amélioration du service de référence en ligne

Christine Grou, psychologue | Présidente de l'Ordre des psychologues du Québec 

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janv. 2016

Au cours des derniers mois, dans le cadre du projet de refonte complète du site Internet de l’Ordre, nous nous sommes questionnés sur la facilité du public à naviguer sur notre site Web et à trouver la ressource qui réponde à son besoin. Près de 140 000 visiteurs ont utilisé le service de référence sur le site de l’Ordre au cours de la dernière année. Nous avons sollicité des experts de l’analyse du contenu, de l’observation des comportements du public sur le site, de la création visuelle et de la programmation. Nos objectifs sont de faciliter la recherche pour le public et d’éliminer la confusion que peuvent générer les titres de professionnel, de psychologue et de psychothérapeute. Il faut rappeler ici que les titres de psychologue et de psychothérapeute désignent souvent, pour une grande partie du public, un même professionnel, ce qui peut engendrer une certaine confusion.

À partir de nos objectifs, une étude a été menée sur l’expérience de nos visiteurs avec l’outil du service de référence en ligne. La firme mandatée a également procédé à une analyse des statistiques de la fréquentation du site par le grand public. Nous travaillons actuellement à modifier le site Web en conséquence. Le 20 novembre dernier, le conseil d’administration a approuvé le projet de transformation de l’outil du service de référence sur notre site Web. La prochaine mouture devrait d’abord permettre de faciliter la tâche des personnes qui cherchent de l’aide, mais également de transmettre la juste information, au bon moment, au regard des services appropriés.

Rappelons qu’en raison de l’expertise reconnue de l’Ordre en matière de pratiques psychothérapeutiques l’encadrement de la pratique de la psychothérapie lui a été confié par le gouvernement. Cela implique que l’Ordre est responsable de la gestion du registre des personnes habilitées à pratiquer la psychothérapie. 

Ainsi, le public consulte un guichet unique pour trouver la bonne ressource, ce qui en améliore l’accès. Qui plus est, l’encadrement de la pratique par un seul ordre facilite l’équité procédurale dans l’émission de permis ainsi que l’uniformité des exigences de formation continue.

Il permet aussi d’assurer avec efficience la responsabilité des poursuites pour pratique illégale par le biais d’un guichet unique de signalement.

Rappelons également que la loi 21 a pour objet de mieux définir les champs d’exercice spécifiques des professions de la santé mentale et des relations humaines et de réserver, en exclusivité ou en partage, certaines activités, dont la psychothérapie. Soulignons que jusqu’en juin 2012, n’importe qui pouvait porter le titre de psychothérapeute et offrir des « services de psychothérapie », peu importe la qualité de ces services ou la formation du psychothérapeute. On se souviendra peut-être de la mise au jour médiatisée de pratiques douteuses et potentiellement préjudiciables, puis des travaux qui ont par la suite été menés par l’Office des professions, par un comité d’experts (rapport Trudeau) et par les ordres professionnels de la santé mentale et des relations humaines. Puis, le législateur a statué sur le fait que la psychothérapie était sans conteste une activité à haut risque de préjudice et, conséquemment, le titre de psychothérapeute et la pratique de la psychothérapie ont été réservés aux professionnels compétents. 

Dorénavant, les professionnels souhaitant obtenir un permis de psychothérapeute doivent être membres de l’un des ordres professionnels dont les membres peuvent être habilités à exercer la psychothérapie et ils doivent répondre aux exigences prévues au règlement : détenir un diplôme de deuxième cycle universitaire dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines et posséder une formation théorique et pratique supervisée de la psychothérapie.

Aussi, afin d’éliminer la confusion entre les titres, le législateur ne permet pas l’unique utilisation du titre de psychothérapeute. Ce titre doit toujours, et cela depuis l’entrée en vigueur de la loi, s’accompagner du titre professionnel ayant donné accès au permis (par exemple : infirmière psychothérapeute, conseiller en orientation psychothérapeute) ou, dans le cas d’un psychothérapeute ayant bénéficié de la clause de droits acquis et qui n’est pas membre d’un ordre professionnel, du nom du diplôme universitaire dont il est titulaire.

Nous poursuivons donc nos travaux dans le but de favoriser l’accès à l’ensemble des services psychothérapeutiques, tout en clarifiant les distinctions entre les différents champs d’exercice professionnels.

L’Ordre a pour devoir d’informer le plus adéquatement possible le public sur les justes distinctions entre les titres de psychologue et de psychothérapeute. Il doit transmettre la juste information quant aux dispositions habilitant les différents professionnels à exercer la psychothérapie. Il est également responsable de transmettre la juste information sur l’ensemble des pratiques psychologiques au Québec.

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